http://www.buvettedesalpages.be/
La buvette des alpages, "Le site sur les brebis et tout ce qui tourne autour" parle de la sauvegarde de l'ours des Pyrénées, de la cohabitation entre le pastoralisme et les prédateurs, de la faune de montagne et de l'environnement . Ce blog citoyen (édité par Baudouin de Menten surnomé Romuald) a été élu "Meilleur blog citoyen 2006" à Alençon et "Meilleur blog francophone 2006" à Berlin.
Depuis longtemps, adepte de séjours en montagne (Alpes, Vosges, Vercors, Pyrénées), je suis un parapentiste (Ardennes, Vosges, Pas-de-Calais, Alpes, Pyrénées et dans le Diois (Drôme).
Ayant toujours été un grand fan de la bande dessinée « Le Génie des alpages » de F'Murrr, j’y ai consacré un blog, aujourd’hui malheureusement délaissé, par manque de temps, mais je vais essayer d'y revenir.
La fête du pastoralisme de Die a été pour moi la découverte de mon premier vrai troupeau sur pied. J’y ai beaucoup discuté avec les bergers. Désireux de ne pas mélanger mes commentaires sur "les brebis de papier" du Génie des alpages de ceux sur les brebis en laine et en os, j’ai créé ce blog « La Buvette des alpages .»
Dans la BD de F'Murrr, Le Génie des Alpages, la buvette des cîmes est une petite auberge perdue en montagne. C'est un peu le «café du commerce». C'est là que les brebis de la bande dessinée montent prendre un verre pendant que Romuald, le bélier et chef du troupeau tente sa chance au bar auprès de Mariette. Cette buvette des Cîmes est à l'origine du titre du blog.
C’est dans la buvette que toute information de dernière fraîcheur est échangée, toutes opinions confondues, ceci dans une ambiance chaude et conviviale. Les conversations y sont chuchotées ou enthousiastes, sérieuses ou scientifiques mais terriblement engagées. Mes contenus ont différentes sources : mon inspiration, la veille sur les sites qui parlent du sujet, la presse et un réseau de maintenant plus de 100 "correspondants" ou "indicateurs" locaux dans tous les massifs.

Les ultrapastoraux pyrénéens me traitent "d'ignare" parce que chez eux, on ne dit pas «alpages», mais «estives». Le mot «estive» à un emploi local purement pyrénéen ; alpages est plus généraliste et fait plus clairement référence à la BD de F’Murrr. Le choix du terme « des alpages » est donc un choix réfléchi. De même, on ne dit pas «moutons», mais «brebis». Les éleveurs qui suivent bêtement leurs leaders syndicaux ou politiciens locaux, sans réfléchir le moins du monde, sont pourtant des …moutons et agissent et pensent de manière "grégaire".
L’ours n’a jamais disparu des Pyrénées, mais sa population est en grand danger. Le loup a disparu avant de revenir d’Italie dans le Mercantour et de conquérir les peu à peu les différents massifs.
Je suis profondément convaincu que la cohabitation est possible entre l’homme et les grands prédateurs en France. Je prône la cohabitation et dénonce ceux qui, de mauvaise fois, refuse tous les compromis qui permettraient de cohabiter, comme dans les autres pays où le pastoralisme et les prédateurs cohabitent, même difficilement.
Ce blog cherche à promouvoir le respect de la nature par l’homme, sans pour cela rejeter les activités humaines en montagne. Des relations respectueuses entre bergers, éleveurs, randonneurs, usagers de la montagne, «valléens» et grands prédateurs sont à notre portée, pourvu que chacun y mette du sien. La montagne EST vivante, même avec les grands prédateurs, même avec des forêts. La montagne "golf" du Pays basque n'est pas l'exemple à suivre...
Créé en 2004, ce blog était d’abord consacré à la défense du pastoralisme. J’ai été progressivement choqué par les propos outranciers et excessifs de certains éleveurs, puis par des actes illégaux et violents.
Je dénonce aujourd'hui les excès et les mensonges d’un certain milieu pastoral extrémiste qui refuse la cohabitation "par principe", par "réflexe de caste", uniquement pour protéger leurs intérêts et qui refuse de changer un tant soit peu leurs pratiques et de protéger les troupeaux. Ils ne gèrent plus en bon bergers, pères de famille. Certains ne sont même plus berger. La traque de l’ours est pour eux le moyen de se rassembler, d’oublier la crise profonde du pastoralisme. C'est le mythe unificateur de la lutte contre les bestes sauvages et les mauvaises herbes, tout ce qui "dérange".
Vouloir mettre les animaux sauvages dans des réserves et laisser les animaux domestiques en liberté dans la montagne est un non sens. C’est le monde à l’envers, c’est faire table rase du passé, de la nature au seul profit d’une profession en crise qui met toutes ses difficultés sur le dos de boucs émissaires.

Bienvenue à la buvette et bonne lecture.
- Mon autre blog,www.iphb.org a pour but de dénoncer la mauvaise gestion du dossier ours dans le Béarn parl’Institution Patrimoniale du Haut-Béarn.
- Toutes les études sur la BD Le Génie des Alpages, les interview de F'murrr, les images et les histoires sont sur mon blog Le génie des alpages
- Un élu béarnais bien connu à menacé de me poursuivre en justice pour "diffamation "et "détournement d'image et de logo". Je ne plais pas à tout le monde et comme me l'on dit certains éleveurs "Ne croise pas mon chemin en estives, les sentiers sont étroits, tu pourrais tomber"
- Certains extrémistes traitent "le belge" de "Taliban", de "belge haineux", "d'étranger", "d'adepte du Zyklon B", de "faschiste", "d'escrolo", d'ayatolah de l'écologie" etc., toutes les injures et diffamations habituelles de ceux qui manquent d'arguments. Ma position de "cohabitationiste vert" est clairement centriste. Celà dérange.
http://www.pyrenees-pireneus.com/BuvetteAlpage.htm

dessins de F'Murrr et de Marc Large
15 questions à un webmaster : Baudouin de Menten
http://www.journaldunet.com/0612/061204-buvette.shtml
http://www.forets-sauvages.fr/
Forêts Sauvages a pour vocation la préservation des écosystèmes à fonctionnement naturel
au travers des principaux objectifs suivant:
-
promouvoir la naturalité à tous les niveaux
-
éditer un périodique diffusé par voie électronique : Naturalité, la lettre de Forêts Sauvages
-
protéger de façon intégrale des surfaces forestières conséquentes par la maîtrise foncière
Consulter/télécharger la plaquette de présentation
Etat des lieux
La diversité et la vie de la grande forêt française
La forêt française couvre aujourd’hui 16 millions d’hectares, soit le double de la surface boisée à la fin du XIXe siècle, mais cela correspond seulement au tiers de sa surface originelle. De plus, alors que le volume de bois sur pied est inférieur à 200 m3/ha dans les forêts artificialisées, il pouvait dépasser 500 m3/ha dans les forêts primitives. Un rapide calcul montre que la forêt française actuelle a perdu près 90 % de son bois par rapport à l’état naturel passé.
Dans certaines réserves forestières plusieurs milliers d’espèces animales et végétales ont été recensées sur quelques centaines d’hectares. Le total atteint même 12 500 espèces à Bialowieza, en Pologne. La forêt est, sous nos latitudes, le milieu le plus riche, à condition de respecter sa naturalité. En effet, cette remarquable biodiversité se développe surtout dans les gros troncs et le bois mort des arbres les plus âgés, éléments aujourd’hui pratiquement absents de nos forêts appauvries.
Un paradoxe : les superficies de forêts augmentent dans notre pays alors que dans le même temps, des espèces comme le grand tétras ou le pique-prune reculent et disparaissent. Il y a donc nécessité de préserver de vastes espaces forestiers naturels.
C'est à cette fin et que s'est constitué l'association Forêts Sauvages

Mise en ligne des archives audiovisuelles du colloque Biodiversité Naturalité Humanité 2008
http://www.archivesaudiovisuelles.fr/1636/accueil.asp