On commençait à entendre des propositions qui allaient dans le sens de la sauvegarde des anciennes forêts de feuillu et d’une préservation de la biodiversité. Des incitations pour les propriétaires à faire du mélange d’essences plutôt que de la monoculture étaient évoquées, on parlait de favoriser le développement de la futaie irrégulière plutôt que les coupes rases.
Mais voilà.
C’était compter sans l’intervention de Mr Sarkozy. Patatra, il est arrivé, il a parlé, et pour dynamiser la filière bois, il nous annonce que la filière bois est l’économie nouvelle.
Pour appuyer son discours, Mr Sarkozy dénonce également le déficit commercial de la France en bois. Il indique que le massif forestier français a augmenté de moitié depuis 1950, mais il oublie de préciser que l’accroissement vient justement des monocultures de résineux, sans aucune biodiversité, et que cela n’a rien à voir avec la forêt...
Certaines associations amies prônent elles aussi l’exploitation accrue de la forêt, ce qui fait dire au Président de la fondation « Pour une Terre humaine » que trop d’écologistes ont la naïveté d’avaliser cette augmentation sans fin de la production forestière au détriment de la biodiversité.
On peut présumer que l’état va faire comme dans les années 60 : financer les plantations de résineux après les coupes à blanc des soi-disant « pauvres » peuplements de feuillus, financer les routes stratégiques du bois, financer les usines biomasse pour revendre de l’électricité, financer les plantations artificielles.
Le plan du gouvernement va jusqu’à proposer que l’ONF gère les propriétés privées non exploitées. Adieu la biodiversité que recellent ces parcelles !
Le Grenelle de l’environnement est-il respecté ? Oui en effet, car il n’y avait rien dedans pour lutter contre les coupes à blanc, et rien pour le développement des méthodes proches de la nature.
Il n’est pourtant pas difficile de comprendre que la forêt ne supporte pas cette politique basée sur le rendement à court terme.
Il y a quelques temps le syndicat SNUPFEN de l’ONF a manifesté et fait signer une pétition car l’ONF était sommée d’augmenter la production au détriment de la forêt.
Oui, grâce à notre ministre de l’agriculture, Monsieur Barnier, la France sera au rendez-vous de l’histoire de l’extinction de la biodiversité dans les forêts francaises, et aussi dans les forêts tropicales puisque la France ne s’allie pas à la proposition de l’Europe de règlementer l’importation de bois tropicaux
En conclusion : rien sur la biodiversité, sur la nécessité de laisser des rémanants au sol pour la reconstitution de l’humus, rien sur l’intérêt des mélanges d’espèces, qui sont la meilleure garantie contre les aléas climatiques, rien sur les paysages.
La seule priorité est la filière bois. Aucune mesure de défense de la biodiversité et des milieux naturels. C’est un biodiverticide que Nicolas Sarkozy annonce.
Cette vision à court terme avec comme argument que le bois est une énergie renouvelable fait froid dans le dos, car elle aboutit à la disparition de la forêt naturelle avec toute sa biodiversité.
Quand il n’y aura plus de forêts on plantera des arbres pour les agro-carburants. Et la forêt exploitée dans ces conditions d’intensité et de rentabilité à court terme n’est pas une ressource renouvelable : après quelques coupes à blanc et replantations successives de résineux, l’humus est épuisé. C’est une forme d’érosion organisée.
Ces observations sont à affiner après avoir plus de précisions et avoir étudié les propositions régionales de la commission régionale des produits forestiers et du bois.
Les politiques devraient plutôt s’inspirer des expériences de gestion véritablement durable de la forêt et pas seulement de la ressource en bois à court terme, mais aussi de la biodiversité.
Les particuliers sensibles à ces questions peuvent, eux soutenir une telle expérience en souscrivant des parts du Groupement Forestier pour la Sauvegarde des Feuillus du Morvan : un groupement dont l’objectif est d’acheter des forêts et de les exploiter d’une manière certes rentable mais surtout respectueuse de la biodiversité à long terme
Ne sont-ils pas les mieux placés pour voir les méfaits de l'orientation productiviste que prend l'ONF au pas de charge ? Ceux qui osent dire la vérité sont sanctionnés, pour notre part nous sommes sous les regards attentifs des avocats de l'ONF prompt à faire taire toute vélléité de dire la vérité qui dérange.
Le Ministre de l’agriculture vient de renouveler l’autorisation du Cruiser pour l’année 2011. Malgré ses demandes, FNE n’a obtenu à ce jour aucune information rassurante concernant l’impact, sur le terrain, de cet insecticide reconnu dangereux pour les abeilles.
Absence de transparence
Autorisé depuis 2008 en enrobage des semences du maïs, l’insecticide Cruiser est officiellement reconnu «dangereux pour les abeilles, les oiseaux et les mammifères sauvages». En 2009, des cas de mortalités aiguës de butineuses avaient été observés en Charente-Maritime et Vendée : le lien avec le Cruiser avait été confirmé par l’AFSSA.
Claudine Joly, chargée du dossier à FNE, s’inquiète : «Un protocole de suivi a été mis en place en 2010 mais nous n’avons obtenu à ce jour aucune information sur ses résultats. Quant au dernier avis de l’ANSES, sur lequel s’appuie la décision du Ministre, il n’apporte pas non plus d’information rassurante sur le sujet.»
Stopper par tous les moyens le déclin des abeilles
Intensification de l’agriculture, dégradation de la biodiversité, maladies, on ne compte plus les causes du déclin des abeilles. Leur taux de mortalité, en France et dans le monde, est estimé à 30% par an par le Centre National de Développement Apicole.
Pour Jean-Claude Bévillard, responsable «agriculture» de FNE : «La situation des pollinisateurs est dramatique, et nous devons mettre toutes les chances de notre côté pour stopper leur déclin, à commencer par l’interdiction des pesticides reconnus comme dangereux pour les abeilles. Aucun argument économique de très court terme ne peut prendre le pas sur les conséquences agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementales qu’aurait la disparition des abeilles.»
FNE relance sa pétition contre le Cruiser et pour l’application du plan Ecophyto, qui vise la réduction de 50% de l’usage des pesticides d’ici 2018.
Non au Cruiser, réduisons de 50% l’usage des pesticides ! Signez la pétition pour l’interdiction du Cruiser et l’application immédiate du plan Ecophyto 2018
Utilisé en France depuis janvier 2008 en enrobage de semences de maïs, le Cruiser (produit proche du Gaucho et du Régent), est un insecticide classé dangereux pour l’environnement, dangereux pour les abeilles, les oiseaux et les mammifères sauvages, et très toxique pour les organismes aquatiques.
On compte en France plus de 1000 espèces de pollinisateurs. Ces dernières années, leur surmortalité a été constatée partout dans le monde. Les abeilles sont particulièrement touchées, avec une mortalité annuelle de 30 à 40 %. Il faut savoir que 35 % du tonnage mondial d’aliments végétaux (fruits, légumes, oléagineux, café, cacao…)* et la survie de plus de 80% des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes !
Face à de tels enjeux agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementaux, au nom du principe de précaution, nous demandons :
d’interdire immédiatement le Cruiser
de mettre en œuvre, sans retard et avec la plus grande vigilance, le plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’environnement, qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides
Cette pétition sera envoyée au Ministre de l’agriculture. FNE a engagé une action en justice suite au renouvellement de l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser, survenu en décembre 2008.
Un partenariat signé le 4 mars entre Luc Chatel, Jean-Louis Borloo et la Fédération nationale de la chasse permet aux amateurs d’armes d’entrer dans les écoles pour donner des leçons de « développement durable » aux enfants. L’ASPAS et de nombreux enseignants réclament l’arrêt immédiat de ces opérations illégales, immorales et inutiles. C’est ça, le Grenelle de l’Environnement ?
La propagande du lobby des chasseurs dans les écoles s’est officialisée il y a vingt ans avec les états Généraux de la chasse en 1990, puis en 1993 avec le colloque « Animations en milieu scolaire ». Depuis cette époque l’ASPAS, soutenue par de nombreux enseignants, n’a eu de cesse de freiner ces grandes ambitions, et au fil des années ces opérations s’étaient essoufflées. Mais le 13 et le 14 octobre, deux articles de journaux ont remis le feu aux poudres. Dans l’un, une animatrice embauchée par une fédération des chasseurs a cherché à convaincre qu’il est « utile de tirer sur les animaux ; l’autre décrit un cours de SVT particulier : « montrer la chasse et en donner le goût à des enfants ». Une cinquantaine d’associations, dont l’ASPAS, co-signe alors une lettre ouverte adressée au ministre de l’éducation Nationale Luc Chatel : « Stop aux interventions des chasseurs en milieu scolaire ! ». On connaît la suite. Les chasseurs n’ont aucune légitimité pédagogique. Leur passion de la chasse et leur concurrence avec les prédateurs naturels leur donne une vision déformée de la faune, qu’ils partagent entre « nuisibles » et « gibier ». Les chasseurs ne sont pas des biologistes et n’ont pas de compétence pour décrire un écosystème dans sa globalité. Leur opposition aux mesures de protection de la biodiversité, leur opposition aux ours et aux loups, leur absence dans les combats pour la défense des animaux sauvages, leurs contentieux quasi quotidiens contre les protecteurs ne rend pas leur discours « écologique » crédible.
Pour plus d'informations
✓ Télécharger la convention signée entre le ministre de l'Education nationale, le ministre de l'Ecologie et la Fédération nationale des chasseurs : convention du 4 mars 2010 74.45 Kb
✓ Télécharger la note de service du 30 avril 1985 parue au Bulletin Officiel, sur la "Protection de l'animal", rédigé par le directeur général des enseignements scolaires : Note-04/1985 68.59 Kb
✓ Télécharger la lettre adressée à Luc Chatel, cosignée par une cinquantaine d'associations en octobre 2009 : lettre_luc_chatel 169.84 Kb
✓ dénonce le prosélytisme des chasseurs et en informe l'opinion publique à travers des communiqués de presse et le magazine Goupil. ✓ réclame l'arrêt immédiat de ces opérations illégales, immorales et inutiles. ✓ crée un collectif "NON aux chasseurs dans les écoles !" afin d'interpeller les médias et les institutions (communes, départements, régions, ministère …) susceptibles de relayer cette propagande, qu’un grand nombre d’enseignants et de citoyens français ne souhaitent pas que leurs élèves ou leurs enfants soient instrumentalisés au profit d’un lobby.
Agissez !
> Télécharger le dépliant"NON aux chasseurs dans les écoles !"
> Signer et diffuser la pétition "NON aux chasseurs dans les écoles !"Vous pouvez la recevoir contre un timbre en la demandant à l’ASPAS ou la télécharger
> Diffuser nos idées autour de vous, car certains médias n'hésitent pas à encenser ces interventions scandaleuses.
> Avertissez-nous des projets en cours, envoyez-nous les coupures de presse sur les opérations de propagande avec la date et le nom du journal à : ASPAS - BP505 - 26400 CREST Cedex.
> Intégrez le collectif "NON aux chasseurs dans les écoles !" (associations, syndicats, enseignants ... : voir les associations membres : membres-collectif 95.36 Kb) : Complétez la charte ci jointe et envoyez-la à : ASPAS - BP505 - 26400 CREST Cedex. charte-collectif 866.90 Kb
Son nom est Green, une femelle orang-outan, seule dans un monde qui ne lui appartient plus. C’est un voyage bouleversant à travers les yeux et les sentiments de l’un des derniers grands singes de Bornéo. Un témoignage puissant, une œuvre rare qui modifie pour longtemps le regard que nous portons sur la Nature et notre société. Green est le résultat du travail et de la volonté d’un seul homme : Patrick Rouxel, parti pendant plusieurs mois sans financement, seul avec une caméra dans la jungle de Bornéo. Un documentaire exceptionnel récompensé par 22 prix décernées aux quatre coins du globe. Une chose est sûre : impossible d’oublier les yeux de Green...
A l’occasion du Sommet de Cancun sur le climat qui se tient jusqu’au 10 décembre, France 5 continue de s’engager pour le développement durable avec la diffusion de Green et programme à l’issue du documentaire un débat animé par Carole Gaessler avec Patrick Rouxel et Yann Arthus Bertrand. Rendez-vous dimanche 5 décembre à 20h35...
VOIR le film
"Elle s’appelle Green. Elle est seule dans un monde qui n’est pas le sien. C’est une femelle orang-outan, victime de la déforestation en Indonésie vue à travers ses yeux..."
Regardez le trailer du film (1mn) :
Regardez l’intégralité du film (48 mn) :
Green dure 48 minutes, le film est disponible en téléchargement gratuit pour toutes projections privées ou publiques. Le film a été réalise en version internationale accessible à toutes les nationalités. Il a été produit de manière indépendante et sans aucune attache politique ou commerciale. Pour télécharger gratuitement le film, cliquez ici.
Lorsque vous êtes sur la page d’accueil du film, cliquez sur "VISUALISER" puis dans la fenêtre qui s’ouvre, choisissez "DOWNLOAD"
Ce film a obtenu plus de 20 récompenses à travers le monde : Le Grand prix et le meilleur scénario au Festival International du Film Animalier à Albert – France 2009. Le Prix Ushuaïa TV et le Meilleur Film de Fiction auFestival International du Film Écologique de Bourges – France 2009 Le Prix du Jury au Amazonas Film Festival – Brazil 2009 Le Meilleur Moyen Métrage au Festival du Film Nature et de l’Environnement de Murs-Erigné – France 2009 Le Prix de la Protection de la Nature au Festival International du Film Ornithologique de Ménigoute – France 2009 Le Hérisson de Bronze au Festival International du film Nature et Environnement de Grenoble – France 2009 Le Message Award au Japan Wildlife Film Festival – Japan 2009 Récompensé au Jackson Hole Wildlife Film Festival – USA 2009, au Missoula International Film Festival – USA 2009 et au Durango Film Festival – USA 2009...
COMPRENDRE
L’Indonésie a un taux de déforestation le plus élevé au monde, avoisinant les 2 millions d’hectares par an. En 1950 la foret occupait environ 160 millions d’hectares, aujourd’hui il en reste moins de 48 millions.
A déforestation massive en Indonésie a commencée dans les années 70 avec l’expansion de l’industrie du bois. Puis, c’est développé l’industrie de la pâte à papier suivie de l’industrie de l’huile de palme. Aujourd’hui, les principales sources d’impulsion de la déforestation en Indonésie viennent de la demande internationale constamment croissante d’huile de palme. Un rapport publié en Octobre 2009 par l’UNEP indique que « deux tiers de l’expansion actuelle des cultures d’huile de palme en Indonésie est basée sur la coupe à blanc des forêts tropicales » et que « 95% de l’augmentation de la production d’huile de palme en Malaisie et en Indonésie est issu de la demande croissante de biodiesel ».
Cette demande provient essentiellement d’Inde, d’Europe et de Chine qui présentent le biodiesel issu d’huile de palme comme l’énergie de demain pour combattre le réchauffement de la planète. Or les rapports montrent que transformer les forêt tropicales en cultures extensives d’huile de palme pour subvenir aux besoins du biodiesel ne fait que empirer la situation climatique. Le biodiesel issu de l’huile de palme n’aide pas a combattre les changements climatiques, il s’agit avant tout d’un nouveau business très lucratif.
L’huile de palme est aussi utilisée dans la fabrication d’un très grand nombre de produits de différents secteurs industriels :
Industrie Alimentaire : L’huile de palme est très prisée dans l’industrie alimentaire de par son prix très compétitif comparé aux autres huiles et graisses. Les dérivés de l’huile de palme sont utilisés, en général, dans la margarine, les fritures, les mayonnaises, les sauces de salade, les chips, les frites, les encas, les biscuits, les pains de mie, les gâteaux , les pâtisseries, le chocolat, les confiseries, les glaces et beaucoup d’autres produits alimentaires. Sur les emballages, l’huile de palme et ses dérivés sont souvent notés comme « huile végétale » ou « graisses végétales ».
Industrie des détergents et savons : La plupart des savons industriels et semi-industriels (souvent dit « artisanaux ») contiennent environ 80% d’huile de palme. Le savon de Marseille aussi, s’il n’est pas fabriqué à base de graisse de bœuf. L’huile de palme permet au savon de rester compacte et mousseux à la fois.
Industrie Pharmaceutique : L’huile de palme à l’avantage d’être plus facilement absorbée par la peau que les autres huiles, on en trouve donc dans les crèmes hydratantes, les shampoings, les rouges à lèvres…
Industrie du cuir et du textile : L’huile de palme est utilisée pour graisser et assouplir les cuirs. Dans l’industrie textile elle est utilisée comme lubrifiant car elle a l’avantage d’être éliminée plus facilement que les huiles minérales.
Industrie du métal : L’huile de palme est utilisée d’un point de vu général pour refroidir les feuilles de métal lors de leur fabrication, ainsi que pour l’affûtage et le polissage de l’acier.
Chemical industry : L’huile de palme est utilisée dans la production de plastifiants et comme aditif au plastiques, gommes et textiles. Elle est aussi utilisée dans le processus de production de peinture et revêtements.
Autres industries : L’huile de palme est aussi utilisée comme un composant dans les cires de ski, les cartouches d’ancre, les bougies, les insecticides, les fongicides et même dans l’industrie électronique…
Pour AGIR
Évitez d’acheter tout bois tropical : N’achetez AUCUN produit en bois comme les meubles d’extérieur, planchers, portes, cadre de fenêtre, poutres ou contre-plaqué faits de bois d’Indonésie comme le Merbau, Kempas, Bangkirai, Keruing, Meranti, Teak, etc…
Consommez le moins de papier possible et n’achetez jamais de livres imprimés en Chine ou en Asie du Sud-Est (il y a de grandes chances que le papier vienne d’Indonésie).
Promettez vous que vous n’achèterez jamais une voiture qui consomme du biodiesel. Si vous en avez déjà une, alors demandez à votre fournisseur de produire du biodiesel avec 0% d’huile de palme.
Patrick Rouxel conseille personnellement à ses amis de donner à Orangutan Outreach. Richard, qui gère Orangutan Outreach à New York, collecte des fonds pour les distribuer aux projets les plus sérieux et les plus efficaces dans la protection des orang-outans en Indonésie. Richard fera en sorte que votre argent servent réellement à la protection des orang-outans et de leur forêt. Pour soutenir Orangutan Outreach, cliquez ici.