Communiqué de presse de FNE du 10/12/2010
Lu sur La buvette des alpages
http://www.buvettedesalpages.be/2010/12/autorisation-du-c...
Merci de signer la pétition
Le Ministre de l’agriculture vient de renouveler l’autorisation du Cruiser pour l’année 2011. Malgré ses demandes, FNE n’a obtenu à ce jour aucune information rassurante concernant l’impact, sur le terrain, de cet insecticide reconnu dangereux pour les abeilles.
Absence de transparence
Autorisé depuis 2008 en enrobage des semences du maïs, l’insecticide Cruiser est officiellement reconnu «dangereux pour les abeilles, les oiseaux et les mammifères sauvages». En 2009, des cas de mortalités aiguës de butineuses avaient été observés en Charente-Maritime et Vendée : le lien avec le Cruiser avait été confirmé par l’AFSSA.
Claudine Joly, chargée du dossier à FNE, s’inquiète : «Un protocole de suivi a été mis en place en 2010 mais nous n’avons obtenu à ce jour aucune information sur ses résultats. Quant au dernier avis de l’ANSES, sur lequel s’appuie la décision du Ministre, il n’apporte pas non plus d’information rassurante sur le sujet.»
Stopper par tous les moyens le déclin des abeilles
Intensification de l’agriculture, dégradation de la biodiversité, maladies, on ne compte plus les causes du déclin des abeilles. Leur taux de mortalité, en France et dans le monde, est estimé à 30% par an par le Centre National de Développement Apicole.
Pour Jean-Claude Bévillard, responsable «agriculture» de FNE : «La situation des pollinisateurs est dramatique, et nous devons mettre toutes les chances de notre côté pour stopper leur déclin, à commencer par l’interdiction des pesticides reconnus comme dangereux pour les abeilles. Aucun argument économique de très court terme ne peut prendre le pas sur les conséquences agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementales qu’aurait la disparition des abeilles.»
FNE relance sa pétition contre le Cruiser et pour l’application du plan Ecophyto, qui vise la réduction de 50% de l’usage des pesticides d’ici 2018.
Non au Cruiser, réduisons de 50% l’usage des pesticides !
Signez la pétition pour l’interdiction du Cruiser et l’application immédiate du plan Ecophyto 2018
Utilisé en France depuis janvier 2008 en enrobage de semences de maïs, le Cruiser (produit proche du Gaucho et du Régent), est un insecticide classé dangereux pour l’environnement, dangereux pour les abeilles, les oiseaux et les mammifères sauvages, et très toxique pour les organismes aquatiques.
On compte en France plus de 1000 espèces de pollinisateurs. Ces dernières années, leur surmortalité a été constatée partout dans le monde. Les abeilles sont particulièrement touchées, avec une mortalité annuelle de 30 à 40 %. Il faut savoir que 35 % du tonnage mondial d’aliments végétaux (fruits, légumes, oléagineux, café, cacao…)* et la survie de plus de 80% des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes !
Face à de tels enjeux agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementaux, au nom du principe de précaution, nous demandons :
- d’interdire immédiatement le Cruiser
- de mettre en œuvre, sans retard et avec la plus grande vigilance, le plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’environnement, qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides
Cette pétition sera envoyée au Ministre de l’agriculture. FNE a engagé une action en justice suite au renouvellement de l'autorisation de mise sur le marché du Cruiser, survenu en décembre 2008.


Commentaires
J'observe que c'est la même classe politique qui, après avoir signé l'approbation d'un pieux et alléchant programme de la Commission Européenne sur la santé des abeilles, signe aussi, tout en nous rebattant les oreilles du sacrosaint "principe de précaution" à longueur de médias (tu parles, Charles), la reconduction de l'autorisation de mise sur le marché du tristement célèbre insecticide Cruiser. Comme disait quelqu'un, "nous vivons des temps... réalistes!" Vous connaissez sans doute cette citation, probablement apocryphe d'ailleurs, attribuée au Général de Gaulle: "Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche!" L'autre citation souvent reprise par la grande presse, généralement attribuée à Einstein: "Si l'abeille disparaissait de la surface de la Terre, l'Homme n'en aurait plus que pour quatre ans à vivre), est notoirement reconnue dans la communauté apicole, comme tout aussi apocryphe. Aucun document n'est venu jusqu'à présent en authentifier la paternité, et rien ne permet d'attester de manière formelle qu'Einstein en est réellement l'auteur. Cela n'empêche hélas nullement le message de cette citation d'être criant de vérité, et en tant que méliophile (nom que j'ai imaginé de donner à toute personne qui aime les abeilles, puisqu'à ce jour il n'en existe officiellement pas encore), je ne peux que me réjouir de toute avancée dans la recherche des causes de la disparition de ces "chères petites", comme j'aime les appeler, sans lesquelles s'effondreraient nos ressources alimentaires! C'est également à ce titre que je vais decepas me faire un plaisir de signer et de répercuter la pétition contre cette mortifère mixture chimique. Il me semble toutefois, (et il me paraît que sur ce point nous sommes sur la même longueur d'ondes, la mise en cause précise que vous faites de ce sinistre produit auquel il faudrait encore ajouter les ondes électro-magnétiques produites par les téléphones cellulaires le prouve amplement), qu'il faut savoir raison garder et ne pas céder trop hâtivement à la joie, les découvreurs des effets conjugués du champignon et du virus, dont on parle tellement partout qu'il est permis de se demander s'il ne s'agit pas d'un énorme coup médiatiquedestiné à dissimuler les causes plus embêtantes pour les pouvoirs économiques), reconnaissant eux-mêmes qu'ils ne savent pas encore si le caractère mortel de ces deux agents est la cause première du fléau ou la conséquence d'une fragilisation des abeilles par d'autres facteurs, comme l'expliquent très précisément de nombreux excellents articles récemment parus à ce sujet. Si c'est le cas, il y a fort à parier que tout sera fait pour nous le cacher, trop d'intérêts économiques à courte vue sont en jeu dans tout cela (voir la confirmation récente du non-lieu dans la célèbre affaire du pesticide Régent en France, est-ce un hasard si cette décision de justice intervient si peu de jours après l'annonce de cette découverte que l'on dit si décisive?)... Dans la même logique, citons aussi l'arrêté ministériel rejetant, sur la foi d'études menées sur des variétés de plantes qui n'intéressent pas les abeilles puisque cultivées en saison apicole creuse, l'abrogation de la mise sur le marché d'un autre pesticide, du nom de Proteus celui-là, sur les dangers duquel on ne dispose d'aucun recul... Lorsque les politiques conseillés par des experts à l'indépendance discutable prennent des décisions inspirées, voire arrachées, par des groupes de pression issus du pouvoir de l'argent, on connaît les résultats, du sang contaminé à la vache folle en passant par l'hormone de croissance... ce sont les abeilles qui font à présent l'objet de cet aveuglement ou de cette incurie dans le meilleur des cas, ou de cette corruption dans le pire, et cela ne se limite bien entendu pas à la France mais revêt une dimension mondiale. Et si on parlait par exemple, de l'hybridation, fruit des géniales idées du mal nommé Homo Sapiens Sapiens, entre des abeilles européennes et d'autres, génétiquement adaptées à des latitudes plus chaudes que les nôtres, engendrant une nouvelle espèce beaucoup plus agressive envers l'Homme, alors que le mode de fonctionnement naturel des abeilles est de ne faire que du bien? Quant au frelon asiatique, lui aussi lourdement mis en cause dans la surmortalité de nos chères petites, j'ai lu récemment qu'il aurait été introduit en Europe, également par l'irresponsabilité des apprentis sorciers que nous sommes, avec l'importation des bonzaïs! Quand laissera-t-on faune et flore là où les a semées Mère Nature? Et osons, avec un chercheur qui a également trouvé semble-t-il, lever le lièvre qui fâche, celui d'un nuage aérien provoquant l'éblouissement et par conséquent la désorientation des abeilles par les reflets du Soleil... aura-t-on le courage de s'attaquer à un trafic aérien poussé à saturation avec comme seulemotivation, la rentabilité immédiate au mépris de l'équilibre environnemental à moyen terme? Cela dit, aimons les abeilles, non seulement pour leur miel mais aussi en tant que coproductrices de fruits et de légumes, autant de bienfaits que nous devons à nos p'tites amies qui, décidément, nous sont tellement précieuses! J'ai d'ailleurs décidé (et telle est aussi la raison pour laquelle je publie ici ce message), de parrainer une ruche via le site "un toit pour les abeilles", afin entre autres, de donner une réalité concrète à ma passion pour ces chères petites travailleuses de l'ombre. Pour ne parler quedumiel, les abeilles sont vraiment l'un des grands miracles de Mère Nature. Sait-on pour ne citer qu'un seul exemple, que le miel peut se conserver pour une durée allant jusqu'à... cinq cents ans! Et plus encore, dans l'absolu, puisque dans l'ancienne Égypte, il servait à l'embaumement des morts et à leur conservation. Ces insectes au corps minuscule, dont la durée de vie n'excède pas 45 jours, ont donc la capacité de fabriquer un produit moins périssable que tout ce que l'industrie agro-alimentaire humaine a pu inventer jusqu'à ce jour! Édifiant, n'est-ce pas? Je me souviens combien nous étions fascinés, enfants, lorsque l'institutrice nous racontait l'histoire des abeilles... Maintenant que les "sciences de la vie et de la terre" ont remplacé dans les écoles notre bonne vieille "leçon de choses", souhaitons que l''on continue à sensibiliser les enfants à cette richesse et à ses bienfaits. La transmission de cette connaissance est aussi l'une de nos responsabilités, et non des moindres, de parents ou de citoyens. J'ai ainsi inventé le mot "méliophile", parce qu'à ce jour, les dictionnaires ne répertorient aucun mot pour définir les gens qui,comme nous, aiment passionnément les abeilles. L'éducation au respect des richesses de la nature passe aussi par les mots, qui sont énergie, et en trouver un digne de porter le drapeau de la passion pour la sauvegarde de nos chères petites, n'est pas chose facile. J'ai eu beau chercher partout, je n'ai rien trouvé de convaincant: "abeillophile", déniché au hasard du Web, c'est facile, pas cher,et ça ne rapporte rien ni à la langue française, ni à la poésie qu'il y a dans le fait d'être amoureux de ces petits êtres si ardents au travail pour le bien de l'ingrate humanité qui non seulement ne rend pas aux abeilles une parcelle du bienfait qu'elles lui donne, mais encore a fini par réussir à se faire croire que les abeilles avaient besoin d'elle pour ne pas disparaître! Bienvenue au royaume des pompiers pyromanes, ce monde à l'envers où Homo Sapiens Sapiens, loin de mériter le nom ronflant qu'il s'est attribué par usurpation d'identité, est devenu fou au point de scier en toute quiétude la frêle branche sur laquelle il est assis? lui et ses enfants, ce monde qui ne sait même pas comment appeler ceux qui aiment les abeilles pour de vrai! Donc, on la dit, "abeillophile", ce n'est pas beau et ça ne marchera pas. "Apicophile", pourquoi pas, mais j'ai, sans explication très scientifique à cela, l'intuition que ce n'est pas encorela bonne formule. Alors, la nature ayant horreur du vide, j'ai décidé que le mot magique, il fallait l'inventer. Et comme ma grande fille se prénomme Melissa, et que le substantif latin Melis signifie "petite abeille" (désignant donc l'abeille ouvrière), tandis que le grec "Phileô" signifie "aimer, être amateur de, avoir de l'affection pour...", c'est donc par une hybridation tout à fait naturelle et courante en Français (pas comme celle des abeilles américaines), que le néologisme "méliophile" est sorti du néant! Eh bien, bonnes gens, désormais, un amoureux des abeilles, qu'il soit apiculteur ou simple passionné par leur mode devie, sera appelé "méliophile". Méliophiles nous sommes, méliophiles nous resteront, et chiches qu'afin de faire accepter ce mot des lexicographes de tous les horizons de la francophonie, et même des académiciens, partout où on aime les abeilles, on le fera entrer dans l'usage en le propageant comme la meilleure et la plus douce des épidémies. Vive les abeilles, et vive les... méliophiles!
Écrit par : Meliophile | 13.12.2010
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