Le chasseur est convoqué devant le tribunal correctionnel de Gap le 18 février 2010 pour répondre de la prévention de destruction d’un animal non domestique, espèce protégée. Il risque une peine d’amende et d’emprisonnement.
Après le "tir d'instinct", le "tir sans visibilité", le "tir réflexe", voici le "tir de surprise". Il est certain que les associations de chasseurs et d'éleveurs, que les politiciens ruraux habituels vont, comme un seul homme, se porter au secours du flagrandéliste. La loi sera t-elle la même pour tous ou le lobbying de la chasse va t-il, une fois encore faire la sienne...
Comme en Norvège, ou la décision de tirer des loups a été prise par le Labour party. La décision du Labour Party est destinée uniquement à servir des intérêts minoritaires parce qu’au parlement, il est dépendant du support du «Senterpartiet», anciennement connu sous le nom de "Farmers Party" (le parti des éleveurs). Ce parti a reçu 6.4 % des votes aux dernières élections ? En échange de leurs votes, comme le fait en France Frédéric Nihous qui tient Jean-Louis Borloo par les "coudes".
RéactionsL’association FERUS qui s’occupe de la conservation des 3 grands prédateurs de France : ours, loup et lynx a annoncé d’ores et déjà qu’elle portait plainte. FERUS estime qu’au moins 100 loups ont été braconnés en France depuis 2000.
France Nature Environnement a elle déclaré "étudier actuellement la réponse juridique la plus adéquate à donner à cet affaire."Communiqué de presse
jeudi 10 décembre 2009
Les chasseurs fêtent la biodiversité :
Deuxième braconnage d’un loup en 2009,
l’ASPAS porte plainte.
Pierre Athanaze, président de l’ASPAS a publié un communiqué.
"Le loup est au même titre que le lynx ou l’ours, protégé par la loi. Espèce phare de notre faune, sa présence est voulue par la majorité des Français. À l’heure où le fameux Grenelle de l’environnement prône la défense de la biodiversité, l’ASPAS entend rompre le silence gêné du ministère, et rappeler les devoirs de l’État envers la loi. En février dernier, une louve gestante avait été délibérément abattue par un chasseur en Haute-Savoie, mettant en péril l’avenir de la meute entière. L’ASPAS attend une décision exemplaire de l’État face à cette recrudescence anti-prédateur et a déposé une plainte devant le Tribunal Correctionnel de Gap pour destruction d'espèce animale non domestique, et espèce protégée, (violation de L.411-1 et de l'arrêté du 23/04/07 fixant la liste des espèces protégées).
Il ne serait pas admissible que la législation soit à nouveau déjouée au profit d’un chasseur, sans quoi l’État français ferait une fois encore preuve de mépris envers la biodiversité de notre pays. Par sa présence le loup est garant de la bonne santé de son écosystème."


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