21.08.2009

Le busard cendré, un rapace encore victime d'actes barbares.

Voici un communiqué de presse de la LPO-France :

Lundi 27 juillet 2009

Le busard cendré, un rapace encore victime d'actes barbares.

Tandis que des centaines de bénévoles et d'agriculteurs se mobilisent, chaque
année, partout en France pour permettre à de jeunes busards cendrés de prendre
leur envol, en Franche-Comté quelques individus détruisent intentionnellement
des nichées. La LPO et le centre Athénas dénoncent ces actes lâches et
scandaleux qui mettent en péril la reproduction de cette espèce menacée.

Face à la dégradation de leurs habitats d'origine (friches, landes, marais), les
busards cendrés ont progressivement colonisé les cultures où ils nichent à même
le sol, mettant les petits à la merci des engins agricoles lors des moissons.
L'action conjointe des naturalistes et des agriculteurs est donc indispensable
pour sauvegarder l'espèce.

Les protecteurs bénévoles localisent les nids dans les champs, informent leurs
propriétaires et mettent en œuvre, avec l'accord de ces derniers, des actions de
protection appropriées. Un travail colossal (pour 2008, ces démarches ont
mobilisé 526 surveillants et ont représenté pas moins de 6657 journées de
travail) impossible sans une étroite et systématique collaboration entre
naturalistes et agriculteurs.

Toutefois, alors que cette coopération entre agriculteurs, bénévoles et la LPO
se passe très bien dans de nombreuses régions de France, des actes barbares
perpétrés par une minorité d'individus malintentionnés, notamment en
Franche-Comté, ruinent un travail indispensable de suivi et de sauvegarde des
busards cendrés, espèce rare et menacée en France (environ 5 000 couples
nicheurs en France, soit 50 % de la population mondiale, en diminution chaque
année).

En effet, dans le Doubs, le 15 juillet dernier, au mépris du travail des
naturalistes, des scientifiques et de la propriété privée agricole, des
individus ont sauvagement piétiné les récoltes et écrasé à coups de pied quatre
poussins âgés d'à peine 20 jours et possédant un marquage alaire dans le cadre
d'un plan d'étude national mené par le CNRS.

Depuis le début de l'année ce n'est pas moins de 8 petits qui ont été
volontairement détruits soit environ 25% de l'effectif de cette région où
l'espèce est déjà en forte régression

Ces destructions volontaires, heureusement rares et localisées, sont unanimement
condamnées par les agriculteurs, les naturalistes et les habitants des communes.

La LPO et le centre de soins Athénas, dénoncent ces actes lâches et scandaleux
et portent plainte auprès du Procureur du TGI de Dôle pour qu'une enquête soit
initiée visant à retrouver les auteurs.

Allain Bougrain Dubourg
Président de la LPO

Ce communiqué, avec des informations complémentaires, peut être consulté sur le
site internet de la LPO France:
http://www.lpo.fr/comm/2009/comm2009-07-27.shtml

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