24.02.2010

Conséquences

TERRE A TERRE

 

Terre à terre

 

Terre à terre est une excellente émission que je vous invite à découvrir:

 

Nourrir la planète:

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emiss...

 

Alimentation:

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emiss...

 

Les archives non officielles:  http://terreaterre.ww7.be/

 

 

LE MONDE SELON MONSANTO

 

Continuerons nous longtemps à faire comme si l'on ne savait rien?

 

955860-gf.jpg

 

http://www.arte.tv/fr/1912794.html

 

 

HERBE

 

herbe7.jpg
19051870_w434_h_q80.jpg

 

Pour les deux réalisateurs, les objectifs de ce film sont multiples. "Si les questions relatives aux dérives de la PAC (choix politiques et répartition des aides) sont centrales, il est aussi question des dérives des systèmes coopératifs, confie Matthieu Levain. Herbe met alors en lumière les alternatives au modèle productiviste dominant. Ce documentaire désire également interroger de manière globale le monde dans lequel nous vivons par l'intermédiaire de l'élevage laitier breton. En effet, la question agricole devient centrale dans les problématiques politiques actuelles. Alors que l'alimentation d'une partie de la population mondiale est remise en cause, et qu'apparaît toujours plus pressante la nécessité de repenser nos modèles de production et d'approvisionnement, la crise énergétique semble nous pousser à agir vite quant à développer des moyens autonomes de subsistances. Herbe n'est pas seulement le constat de la fin d'un temps, il rend visible le possible d'un autre moyen de vivre et de construire le monde, un monde autre..."

 

http://www.herbe-lefilm.com/

 

Un film documentaire réalisé par Matthieu LEVAIN et Olivier PORTE

avec la collaboration de David Hollécou et Alexandre Teboul
Montage Matthieu Levain et Alexandre Teboul
Musique Emmanuel Levain
Prises de vue Matthieu Levain
Son Olivier Porte
Conformation Gilles Boulanger
Etalonnage Jean-Luc Fauquier
Mixage Christophe Héral
une co-production ADEVA et Amelimages
Avec le soutien de la Région Languedoc-Roussillon
Distribution Parasite Distribution

 

http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=138954.html

11.12.2009

Une jeune louve braconnée

LA BUVETTE DES ALPAGES

10 décembre 2009

23.11.2009

La Faim dans le Monde

TERRE 17/11/2009 À 17H14

«Contre la faim dans le monde, on connaît les solutions»

INTERVIEW

Ambroise Mazal est chargé de mission sur la souveraineté alimentaire au CCFD-Terre solidaire. Il participe au sommet de la FAO (Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture), qui se déroule à Rome depuis hier lundi.

136 réactions

RECUEILLI PAR PHILIPPE BROCHEN

Dans un dispensaire somalien.

Dans un dispensaire somalien. (© AFP photo AFP)

Ce sommet est-il crucial pour les populations affamées ou est-ce un énième rendez-vous dont il ne faut pas attendre grand-chose?

C'est le plus important depuis celui de juin 2008, à Rome, qui a été le sommet de réponse à la crise alimentaire et aux émeutes de la faim. Il y a eu ensuite le sommet de Madrid, en janvier 2009, qui était une réunion de haut niveau sur la sécurité alimentaire. Ce sommet de Rome est le troisième temps fort de la mobilisation internationale sur cette question. Et, surtout, il est censé être l'aboutissement du processus.

Que penser alors de l'absence des dirigeants des pays membres du G8 - outre Berlusconi qui «joue» à domicile?

Ce sommet a le mérite d'exister. Il permet de maintenir le sujet de la faim et de l'insécurité alimentaire dans l'agenda international. C'est déjà quelque chose. Car ce qui importe, c'est que la question de la faim ne retombe pas dans l'oubli.

Mais l'absence de ces gouvernants n'est-elle pas éloquente concernant leur manque d'intérêt pour le sujet?

La question que l'on se pose au cours de ce sommet et à travers la déclaration qui a été adoptée lundi en ouverture, c'est: est-ce qu'il y a une réelle volonté de la communauté internationale à faire bouger les choses et à prendre les décisions nécessaires pour lutter contre la faim? A ce titre, effectivement, le fait qu'il n'y ait pas de grands dirigeants de ce monde, et notamment du G8, n'est pas un signe positif.

Justement, au premier jour, les chefs d'Etat et de gouvernement se sont engagés à «éradiquer la faim dans le monde», mais sans fixer de délai. Cette déclaration finale – mais en réalité préalable, puisque adoptée dès la journée d'ouverture avant même les discussions – n'est-elle pas symbolique de l'impuissance de ce sommet à changer les choses?

Oui et non. Cette déclaration n'est pas décalée parce que la solution est à portée de la main. On sait comment lutter contre la faim. Et cela apparaît dans la déclaration. Ce qui est nouveau, c'est qu'on dit ce qu'il faut faire.

C'est-à-dire?

La première chose, c'est d'investir massivement dans l'agriculture, puisqu'au cours des vingt-cinq dernières années, il y a eu un désinvestissemernt complet dans ce secteur. Dans l'aide des pays riches au développement, la part consacrée à l'agriculture est passée de 17% en 1980 à 4% en 2010. Et en Afrique subsaharienne, la part du budget à l'agriculture est de 4%. C'est extrêmement faible. Il faut donc réinvestir. La deuxième solution est de cibler les agricultures familiales et non pas les monocultures d'exportation. Aujourd'hui, la question de la faim, c'est une question de pauvreté, et les populations pauvres sont principalement rurales. Le paradoxe est que 70% des affamés sur la planète sont des petits producteurs agricoles. Enfin, il faut réviser l'ensemble des politiques internationales pour les mettre en cohérence avec l'impératif de sécurité alimentaire: ce sont des politiques agricoles, commerciales et énergétiques de coopération...

On sait comment faire, mais pas ou peu de choses changent. La situation est donc sans issue?

Là où les choses sont compliquées, c'est qu'effectivement on ne voit de politique de mise en oeuvre de ce qui a été décidé. C'est-à-dire qu'on connaît les solutions, mais on ne voit pas de réelle volonté de les mettre en oeuvre. Les déclarations restent donc très floues: il n'y a ni agenda, ni chiffrage, pas davantage d'annonces de mise en oeuvre. On reste sur des déclarations d'intention.

Quels ont été les principales avancées concrètes des précédents sommets de la FAO?

La principale chose a été de reconnaître ces solutions, et de dégager un consensus.

Qu'attendre alors de ce sommet de Rome?

On espérait qu'il fasse avancer sur la réalisation concrète. A ce titre, c'est donc une grosse déception. On ne peut pas indéfiniment répéter les mêmes choses sans déboucher sur des choses palpables.

Y a-t-il tout de même un aspect positif à retenir?

Oui, la mise en place d'un partenariat mondial pour la sécurité alimentaire. C'est une nouvelle gouvernance, où l'on met autour de la table l'ensemble des acteurs (Etats, ONG, société civile) et on lance également un réseau international d'experts pour aider à la prise de décision. Un peu comme le Giec pour le climat. C'est positif. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui ça reste une coquille vide, parce qu'il n'y a ni calendrier de mise en oeuvre, ni rendez-vous d'évaluation.

Ce constat n'est-il pas décourageant pour des acteurs comme vous?

Une fois qu'on a pleuré par terre, il faut se relever. Oui, c'est décourageant. Mais il faut continuer sans cesse à pousser les gouvernements à prendre leurs responsabilités. D'accord, ce sommet n'a pas été l'étape de mise en oeuvre des engagements que l'on souhaitait, mais on continuera à interpeler les Etats lors des prochains rendez-vous. Notamment à la fin du mois lors de la réunion de l'OMC, pour que les politiques commerciales en agriculture soient mises en conformité avec les solutions qui ont été établies: la protection des marchés, l'impératif de souveraineté alimentaire... Un autre rendez-vous est le sommet de Copenhague, où un des enjeux sera d'aider l'agriculture des pays en développement à s'adapter aux changements climatiques.

La faim est-elle une fatalité?

Non. Une nouvelle fois, on connaît les solutions. C'est «juste» un scandale politique, parce qu'on ne veut pas les mettre en oeuvre.

Pourquoi, selon vous?

Ce sont les mêmes raisons que celles pour lesquelles on ne veut pas éradiquer la pauvreté. Parce que cela suppose plus de justice sociale, de revoir notre système économique, et nous, pays riches, ne sommes pas près à cela. Cela suppose aussi que dans toutes les politiques - sociales, économiques, commerciales... - , on mette l'intérêt de la personne avant l'intérêt privé. Aujourd'hui, on en est loin.

http://www.liberation.fr/terre/0101603473-contre-la-faim-...

 

le_chant_de_la_terre_web.jpg

le blog de Pierre Rabhi

http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?post/2007/10/10...

 

dreyfuss.jpg

l'immoralité du capitalisme financier

http://www.lefigaro.fr/societes/2009/07/06/04015-20090706...

 

kempf.jpg

Comment les riches détruisent la planète

http://www.seuil.com/fiche-ouvrage.php?EAN=9782757812167

13.10.2009

Bidoche : l'industrie de la viande menace le monde


Fabrice Nicolino
Bidoche : l'industrie de la viande menace le monde
Les Liens qui libèrent, Brignon (Gard) - 30 septembre 2009


Je crois savoir ce que manger veut dire. Mais je dois ajouter que, chemin faisant, j'ai changé d'avis et de goût. Derrière une côte de boeuf, j'ai fini par voir un boeuf. Derrière un gigot, un agneau. Derrière un jambon, un cochon... On peut parler d'un choc, immense et lent. L'histoire que je vais vous raconter est une formidable aventure aux conséquences inouïes. Où rien n'était inévitable.
Comment des animaux sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils chaque jour, en notre nom, de nouvelles méthodes pour « fabriquer » de la « matière » à partir d'êtres vivants et sensibles ? Pourquoi leurs laboratoires sont-ils aussi anonymes que secrets ? Pourquoi l'industrie de la bidoche est-elle dotée d'une puissance qui cloue le bec de ses rares critiques ? À la suite de quelle rupture mentale a-t-on accepté la barbarie de l'élevage industriel ? Pour quelle raison folle laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d'antibiotiques et d'hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver la famine et dans des proportions étonnantes la si grave crise climatique ?
Qui est responsable ? Et y a-t-il des coupables ? La réponse n'a rien d'évident, mais elle existe, dans les deux cas. Ce livre vous convie à une plongée dont vous ne sortirez pas indemne. À la condition de le lire pour de vrai, vous ferez ensuite partie d'une tribu en expansion, mais qui demeure on ne peut plus minoritaire. La tribu de ceux qui savent.

- 4e de couverture -


Emission à écouter sur le site de France Culture

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emiss...

 

 



Fabrice Nicolino
La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants
Fayard - 3 octobre 2007

Les biocarburants sont une formidable trouvaille, mais pour qui ? Dans le monde entier, usines et raffineries poussent comme des champignons après la pluie. Le blé, le colza, le tournesol chez nous, le palmier à huile, la canne à sucre, le soja ou le maïs dans les pays du Sud servent désormais à remplacer le pétrole. De fabuleux végétaux, utilisés depuis les débuts de l’agriculture pour nourrir les hommes, remplissent aujourd’hui les réservoirs des bagnoles et des camions.
Fabrice Nicolino a décidé d’écrire sur le sujet un pamphlet, d’envoyer un coup de poing à ceux qui prétendent que ce bouleversement est une bonne nouvelle, mais aussi aux naïfs qui croient le discours officiel sur ces nouveaux carburants présentés comme « écologiques ». Car la réalité est aux antipodes.
En France, le lobby de l’agriculture industrielle, activement soutenu par l’Etat, cherche depuis la réforme européenne de 1992 de nouveaux débouchés pour ses productions de masse. Le boom des biocarburants relance aussi la machine à engrais et à pesticides, et il détruira bientôt ces réservoirs de biodiversité imposés que sont les « jachères ».
Ailleurs dans le monde, c’est bien pire. De l’Indonésie au Brésil, en passant par le Cameroun, les rares forêts tropicales intactes sont dévastées pour laisser place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord, qui veut continuer à rouler en bagnole quoi qu’il en coûte, fait exploser le prix de certains produits de base : dans un monde qui compte près d’un milliard d’affamés permanents, le système industriel préfère donc l’automobile au droit pourtant imprescriptible de manger à sa faim.
Et le comble, c’est que les biocarburants ne sont nullement écologiques. Ils contribuent et contribueront toujours plus au dérèglement climatique, comme le montrent de très nombreuses études.
Ce petit livre dévoile une mystification totale. Et dénonce ses profiteurs, plus nombreux qu’on le croit. Car derrière l’automobile individuelle, il y a nous.

- 4ème de couverture -

27.08.2009

Les Nouveaux Esclaves Du Capitalisme... Tout est lié

Patrick Herman

Les nouveaux esclaves du capitalisme : agriculture intensive et régression sociale : l'enquête
Au diable Vauvert - 16 octobre 2008

a copie.jpg

Sud de la France, Rif marocain, Andalousie... dans les plantations, une main-d'oeuvre privée de toute protection, parquée dans des hébergements indignes, avec le racisme pour mode de gestion sociale. Un voyage dans l'envers du décor, dans un immense angle mort où personne ne va voir ce que notre société génère.

Cadences industrielles, exploitation des saisonniers et des sans-papiers, misère et dictature au Sud, consommation au Nord, immigration : ce document démontre que ces questions apparemment distinctes sont pourtant structurellement liées. Et font de l'agriculture intensive le laboratoire d'une régression sociale sans précédent.
(4ème de couverture)

Fruit d’une enquête de deux ans en France, en Espagne et au Maroc, ce livre retrace le développement, depuis les années 1990, de la production maraîchère et fruitière intensive en Europe et la brutale dégradation des conditions de vie et de travail des ouvriers agricoles, pour l’essentiel saisonniers.

Ainsi, la Marocaine Naïma Farrie, issue d’une civilisation paysanne en voie de disparition, témoigne de la violence produite par un système où les paysans ont laissé la place à des entrepreneurs, voire à des « agri-managers ». Officiellement employée comme saisonnière, Naïma a en réalité travaillé comme bonne à tout faire durant vingt ans et 7 jours sur 7, avant d’être licenciée sans un sou suite à un accident de travail.

Et pour une main-d’oeuvre privée de toute protection, cette violence commence sur les lieux de travail : faire des journées de dix ou douze heures dans les serres par 45 ou 50 degrés, tenir de folles cadences de ramassage, vivre sans protection au contact de produits toxiques, etc. Elle se poursuit sur les lieux d’habitation, dans des conditions d’hébergement indignes, voire inhumaines. Elle se traduit dans l’espace public, où ces ouvriers agricoles immigrés, parfois sans droits, sont tout juste tolérés, lorsqu’ils ne subissent pas le racisme comme mode de gestion de l’ordre social.

Agriculture intensive, exploitation des saisonniers et des sans papiers, misère et dictature au Sud, consommation au Nord, immigration : des problèmes en apparence éloignés se révèlent ici structurellement liés.

L'émission est en écoute ou téléchargeable:

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emiss...

L'auteur en interview:

http://www.mondedulivre.com/modules/smartmedia/clip.php?c...

http://www.mondedulivre.com/modules/smartmedia/clip.php?c...

Essai : Les nouveaux esclaves du capitalisme – Patrick Herman

par Trots, le 18.04.09 |

« Ceux qui ont survécu à la faim, aux contrôles policiers, aux dangers de la traversée, aux séjours dans les centres de rétention et échappé aux expulsions, finissent par venir fracasser leur rêve dans ces bidonvilles cachés au fond des pinèdes ». L’agriculture intensive, maraîchère et fruitière, principalement française et espagnole, tire largement profit d’une immigration économique en provenance du Maghreb, d’Afrique, et plus récemment d’Europe de l’Est.

Patrick Herman, paysan et journaliste, a mené une enquête de plusieurs années sur les conditions de vie et de travail des milliers de travailleurs immigrés, avec ou sans papiers, employés dans les exploitations agricoles de fruits et légumes du Sud de la France et de l’Espagne, ainsi que du Rif marocain. Parcourant vergers et serres, il a pu recueillir de nombreux témoignages d’ouvriers agricoles et de syndicalistes, bravant la loi du silence. Ce qui lui a permis de mettre en évidence les trafics en tous genres qui sous-tendent cette véritable industrie, et qui aboutissent à une régression sociale inimaginable.

L’ouvrage s’attarde en particulier sur la production de pommes ou de tomates dans les Bouches-du-Rhône. Le recrutement de travailleurs marocains s’effectue souvent dans le pays d’origine, directement par l’employeur ou par l’intermédiaire de réseaux, puis de manière familiale (en travaillant dur et sans protester, l’ouvrier pourra faire venir un membre de sa famille l’été suivant). Les « heureux élus » n’obtiennent le droit de séjourner sur le sol français que pendant la durée de leur contrat (soit quelques mois par an, avant de devoir retourner chez eux). Ne parlant souvent qu’un français sommaire, ne connaissant par leurs droits et sous la menace d’être renvoyés, ils triment sans relâche dans la chaleur des serres et les pesticides, et sont hébergés dans des taudis innommables (même nos chiens sont mieux traités). Sans compter les heures supplémentaires non payées, les retenues sur salaire pour le transport jusqu’aux champs ou même l’hébergement sur un matelas crasseux, les humiliations quotidiennes. « A première vue, l’hypothèse paraît osée : l’Etat, qui se targue d’être impartial, aurait laissé s’installer sur le territoire français des sortes de zones franches aux portes desquelles le droit républicain cesse de s’appliquer. Et là, on ne parle pas des cités de banlieues, mais de zones régies par une seule loi, celle de l’employeur. Impensable… »

En effet, Patrick Herman nous montre que tout est lié. L’internationalisation des échanges (ici de fruits et légumes) a élevé la concurrence à laquelle sont soumises les exploitations, conduites à augmenter leur productivité et à intensifier leur rendement. Les coûts technologiques sont inévitables : c’est donc sur la flexibilité du travail que l’on jouera, en entretenant « une armée de réserve de main-d’œuvre abondante pour pratiquer ainsi les bas salaires ». Cette modernisation de l’agriculture s’accompagne donc d’une politique de l’immigration appropriée, permettant à de nombreux migrants de venir trimer et cotiser dans nos champs, et de gagner le droit… de rentrer au pays à la fin de la saison.

Le cas de la Provence n’est pas isolé. Les mêmes mécanismes se retrouvent en Andalousie et au Maroc notamment. Toutes ces régions, souvent qualifiées de miracles économiques, ont pour point commun l’exploitation d’êtres humains, le « servage moderne », dissimulé derrière les profits colossaux réalisés et des rangées de serres à perte de vue. Peu médiatisé, ce phénomène a pourtant été mis en lumière lors des émeutes d’El Ejido, dans la province espagnole d’Almeria, en février 2000. La flambée de haine raciste qui a embrasé la région aurait pu faire prendre conscience du problème. Et pourtant, presque dix ans après, rien n’a changé.

Patrick Herman mène une réflexion approfondie, s’appuyant sur de nombreux témoignages et documents. Son propos s’articule principalement autour des travailleurs immigrés et de ce qu’ils subissent, mais il explore également d’autres problématiques, économiques (mondialisation, intensivité de l’agriculture), politiques (non-respect du droit, utilitarisme migratoire, racisme et colonialisme, lobbying agricole) et enfin écologiques (problème de l’eau, pesticides). Un ouvrage complet donc, édifiant, et révoltant. Que l’on soit d’accord ou pas avec sa conclusion sur la co-responsabilité du consommateur, on n’a plus envie de manger des fraises andalouses en février…

http://www.discordance.fr/Les-nouveaux-esclaves-du,1036.h...


En savoir +

Les nouveaux esclaves du capitalisme. Agriculture intensive et régression sociale : l’enquête, Patrick Herman, Au Diable Vauvert, 2008, 406 pages

Pour faire le lien entre l’agriculture intensive et la faim, voir le documentaire d’Erwin Wagenhofer : We feed the world, le marché de la faim.
http://www.we-feed-the-world.fr/

21.08.2009

Le busard cendré, un rapace encore victime d'actes barbares.

Voici un communiqué de presse de la LPO-France :

Lundi 27 juillet 2009

Le busard cendré, un rapace encore victime d'actes barbares.

Tandis que des centaines de bénévoles et d'agriculteurs se mobilisent, chaque
année, partout en France pour permettre à de jeunes busards cendrés de prendre
leur envol, en Franche-Comté quelques individus détruisent intentionnellement
des nichées. La LPO et le centre Athénas dénoncent ces actes lâches et
scandaleux qui mettent en péril la reproduction de cette espèce menacée.

Face à la dégradation de leurs habitats d'origine (friches, landes, marais), les
busards cendrés ont progressivement colonisé les cultures où ils nichent à même
le sol, mettant les petits à la merci des engins agricoles lors des moissons.
L'action conjointe des naturalistes et des agriculteurs est donc indispensable
pour sauvegarder l'espèce.

Les protecteurs bénévoles localisent les nids dans les champs, informent leurs
propriétaires et mettent en œuvre, avec l'accord de ces derniers, des actions de
protection appropriées. Un travail colossal (pour 2008, ces démarches ont
mobilisé 526 surveillants et ont représenté pas moins de 6657 journées de
travail) impossible sans une étroite et systématique collaboration entre
naturalistes et agriculteurs.

Toutefois, alors que cette coopération entre agriculteurs, bénévoles et la LPO
se passe très bien dans de nombreuses régions de France, des actes barbares
perpétrés par une minorité d'individus malintentionnés, notamment en
Franche-Comté, ruinent un travail indispensable de suivi et de sauvegarde des
busards cendrés, espèce rare et menacée en France (environ 5 000 couples
nicheurs en France, soit 50 % de la population mondiale, en diminution chaque
année).

En effet, dans le Doubs, le 15 juillet dernier, au mépris du travail des
naturalistes, des scientifiques et de la propriété privée agricole, des
individus ont sauvagement piétiné les récoltes et écrasé à coups de pied quatre
poussins âgés d'à peine 20 jours et possédant un marquage alaire dans le cadre
d'un plan d'étude national mené par le CNRS.

Depuis le début de l'année ce n'est pas moins de 8 petits qui ont été
volontairement détruits soit environ 25% de l'effectif de cette région où
l'espèce est déjà en forte régression

Ces destructions volontaires, heureusement rares et localisées, sont unanimement
condamnées par les agriculteurs, les naturalistes et les habitants des communes.

La LPO et le centre de soins Athénas, dénoncent ces actes lâches et scandaleux
et portent plainte auprès du Procureur du TGI de Dôle pour qu'une enquête soit
initiée visant à retrouver les auteurs.

Allain Bougrain Dubourg
Président de la LPO

Ce communiqué, avec des informations complémentaires, peut être consulté sur le
site internet de la LPO France:
http://www.lpo.fr/comm/2009/comm2009-07-27.shtml

03.04.2009

Chasseurs de Cochongliers et Co2 mon amour

Aurons nous la liberté de nous promener dans la nature...? Pas si sûr... Une certaine catégorie de chasseurs y fait sa loi... d'autres, malheureusement peu nombreux la connaissent merveilleusement bien et savent partager leur plaisir d'être en son coeur sans forme d'appropriation.


Chasseurs et non-chasseurs : deux poids, deux mesures.
La Ligue ROC en appelle au Président de la République.



Le Gouvernement a décidé de mettre à l’ordre du jour du prochain CNCFS, la création d’une contravention d’entrave à la chasse. La Ligue ROC pour la préservation de la faune sauvage et la défense des non-chasseurs demande le retrait de ce texte inadmissible :
- Inadmissible, car on crée une réglementation pour régler un problème qui ne se pose en France que de façon ultra marginale, les actions de sabotage d’actions de chasse étant quasi inexistantes dans notre pays (entre 0 et 10 cas par an, selon un rapport de l’Assemblée Nationale).
- Inadmissible, car dans ces rares cas, des outils juridiques existent dans notre droit pour en punir les auteurs.
Cédant aux pressions, le Gouvernement s’apprête à prendre un décret de complaisance pour un problème qui ne concerne, au plus, que quelques personnes par an.
La Ligue ROC espère donc qu’il va mettre la même célérité à régler un problème qui se pose dans toutes les campagnes de France et pour des milliers de personnes : celui du dérangement, voire des dangers que vivent nos concitoyens subissant la pratique de la chasse à proximité de leur demeure.

 


Depuis 1982, il n’existe plus d’interdiction de chasser à proximité des maisons, ce qui entraîne dérangement, sentiment d’insécurité, incidents, altercations et parfois accidents affectant des animaux de compagnie ou d’élevage, voire des humains.
La Ligue ROC attend donc le décret qui instaurera un périmètre de quiétude autour des habitations et des lieux de vie.
Au-delà, il est frappant de constater que les pouvoirs publics se sentent devoir créer un outil juridique pour régler quelques cas marginaux, quand dans le même temps les 1,3 millions de chasseurs peuvent pratiquer leur loisir sans qu’existe un code de la chasse.
Imaginerait-on la circulation routière sans code de la route ? C'est-à-dire sans code qui permette de punir préventivement tout auteur de comportement dangereux ? Et bien, il en est ainsi pour la pratique de la chasse avec une arme ! *
La Ligue ROC demande donc l’instauration d’un code de la chasse qui permettra d’améliorer la sécurité de tous. Et la Ligue ROC en appelle au Président de la République, dont on sait l’attachement pour la sécurité des français.
Monsieur le Président de la République, sortons du « deux poids, deux mesures » entre chasseurs et non-chasseurs : la sécurité et la tranquillité des uns vaut bien celle des autres.
Monsieur le Président de la République, sortons du déséquilibre dans la façon de traiter les intérêts des uns et des autres : c’est indispensable pour renforcer la voie du dialogue dont la table ronde chasse a montré cet été que c’est la seule voie possible pour sortir d’un conflit stérile pour la nature, et c’est le seul moyen d’empêcher d’entretenir le conflit.



* Explications : en matière routière, si vous grillez un feu rouge vous êtes condamnable que vous ayez causé ou non un accident, c’est une réglementation préventive indispensable. En matière de chasse, si vous commettez une imprudence sans provoquer d’accident, vous ne serez pas verbalisé, la prévention ne joue donc pas.

 

Signez la pétition en ligne

 

Entendu sur CO² mon amour...


http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/co2monamour/

 

La politique de l'oxymore
Comment ceux qui nous gouvernent nous masquent la réalité du monde
Bertrand MÉHEUST


Les démocraties modernes possèdent-elles les ressorts nécessaires pour prévenir et affronter la catastrophe écologique due au réchauffement climatique ? Comme l’explique Bertrand Méheust, ce n’est pas de l’écologie libérale et du « développement durable » que viendra la réponse : ces discours consistent à graver dans l’esprit du public l’idée que l’écologie est compatible avec la croissance et même mieux, qu’elle la réclame afin de masquer l’incompatibilité entre la société globalisée dirigée par le marché et la préservation de la biosphère.
Un univers mental ne renonce jamais à lui-même si des forces extérieures ne l’y contraignent pas. Le système a saturé tout l’espace disponible et est à l’origine de tensions de plus en plus fortes. Pour les masquer, ceux qui nous gouvernent pratiquent la politique de l’oxymore. Forgés artificiellement pour paralyser les oppositions potentielles, les oxymores font fusionner deux réalités contradictoires : « développement durable », « agriculture raisonnée », « marché civilisationnel », « flexisécurité », « moralisation du capitalisme », « mal propre », etc. Ils favorisent la destruction des esprits, deviennent des facteurs de pathologie et des outils de mensonge.
Plus l’on produit d’oxymores et plus les gens sont désorientés et inaptes à penser. Utilisés à doses massives, ils rendent fou. Ainsi, si le pouvoir de Sarkozy fait rupture, c’est par la production et l’usage cynique, sans précédent dans la démocratie française, d’oxymores à grande échelle.

 

http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_pol...

 

Extraits de l'ouvrage


http://widget.yodawork.com/book/viewer2.aspx?largeur=940&...

 

La raison du plus faible de Jean-Marie Pelt


Alors que l’on s’apprête à célébrer en 2009 le cent cinquantième anniversaire de la théorie de l’évolution fondée par Darwin dans L’Origine des espèces, ce nouvel essai de Jean-Marie Pelt s’emploie à récuser la fameuse « loi de la jungle » qui, dans une nature réputée « cruelle », serait le seul moteur de l’évolution. Il montre qu’il existe une raison du plus faible : tout au long de l’histoire de la vie sur terre, des premières bactéries jusqu’à l’homme, là où les plus gros et les plus forts n’ont pas su résister aux grands cataclysmes et aux changements climatiques, ce sont souvent les créatures les plus humbles qui ont survécu. C’est aussi parmi les plus faibles que sont nées les plus belles histoires de solidarité, par la symbiose. C’est enfin chez les plus vulnérables que l’ingéniosité adaptative a développé ses plus belles inventions.
Notre société humaine, livrée à un esprit de compétition exacerbé, où les « tueurs » de la guerre économique sont venus renforcer les rangs des guerriers dans la lutte pour le « toujours plus », est promise aux mêmes cataclysmes, financiers ou nucléaires, si elle n’entend pas cette leçon de la nature qui fait de l’égoïsme la maladie mortelle des plus forts et de la solidarité la force indéfectible des faibles.
Dans cet ouvrage fourmillant d’anecdotes puisées au cœur du monde végétal et animal, Jean-Marie Pelt s’en donne à cœur joie pour nous raconter l’extraordinaire énergie des petits, réputés faibles…



Jean-Marie Pelt est professeur émérite de biologie végétale et de pharmacologie à l’Université de Metz et président de l’Institut européen d’écologie. La majorité de ses livres est publiée aux Editions Fayard.


http://www.editions-fayard.fr/livre/fayard-308071-La-rais...

 

23.03.2009

Sauvons la photographie

Sauvons la photographie !

Une pétition... Une de plus me dira-t-on ! Un appel lancé par l'Union des Photographes Créateurs et par la SAIF contre l'utilisation massive des photos dites "libres de droit", celles vendues à quelques euros voire quelques centimes, les photos signées "DR" (ndlr : "Droit réservé"), les contrats ne respectant pas les lois, la remise en cause de l'originalité des photographies par la justice, etc... Au-delà de la crise économique que traverse notre pays, ces pratiques pour le moins abusives contribuent à dévaloriser et mettre en danger tous les acteurs de la photographie.

La France pays inventeur de la Photographie a le devoir de soutenir la liberté de création visuelle et maintenir une activité économique qui concerne des milliers d'emplois utiles à notre société.

SIGNER LA PÉTITION !


Je ne vis pas de la photographie, je suis un simple amateur, chaque sortie me permet d’ouvrir chaque fois un peu plus mes yeux, ainsi que mes autres sens aux beautés qu’offre notre généreuse nature. La vie s'y déploie sous de nombreuses formes. J'ai beaucoup de respect pour ses infatigables arpenteurs, photographes animaliers, paysagistes, d'arts et autres… qui vivent de leurs photos. Par solidarité pour ce mouvement de Photographes et pour leur travail, j'ai rajouté à la bannière du blog : tout droits réservés…

Bien entendu, conformément à la loi française sur les droits d'auteur, l'emploi de ces photographies en basses définitions pour un usage autre que privé ou familial est interdit sans l'autorisation du photographe. Ces images destinées à internet ont une résolution faible de 72 dpi.

Christophe