14.06.2010

Attention, espèces en danger

Ne cherchez plus à les photographier.

 

Grand Tétras

© Claude Morerod

 

le grand tétras est un oiseau de la famille des gallinacés, particulièrement
Le grand tétras est un oiseau de la famille des gallinacés, particulièrement
emblématique de la région. Il apprécie les forêts de conifères,
où il peut se dissimuler aisément.

 

http://groupe-tetras-vosges.org/site/Accueil-5.html

 

 

Les photos remplacent-elles la nature ? Un point de vue iconoclaste à discuter

 

 

Didier Vereeck

10.06.2010

Le Lynx... Conférence et Projection

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Cliquez sur les images pour les agrandir


Nature Alain Laurent, l’homme qui a vu le lynx des Vosges

 

 

Le lynx se sent pas en danger dans la proximité de l’homme. Souvent même, la curiosité le pousse à venir vous voir de près. Photo Alain Laurent

Le lynx se sent pas en danger dans la proximité de l’homme. Souvent même, la curiosité le pousse à venir vous voir de près. Photo Alain Laurent

 

« Pour espérer l’approcher, il faut apprendre à penser comme lui. » Depuis 20 ans, Alain Laurent vit avec le lynx de retour dans les Vosges une aventure singulière, qu’il raconte et illustre dans un livre-document.

La nature, pour ceux qu’elle prend aux tripes, comme Alain Laurent, accompagnateur en montagne de 48 ans et coanimateur du Réseau Lynx, ne supporte pas les demi-mesures ou, pire, les fréquentations du dimanche. Des nuits de veille à l’affût, de l’apprentissage de la solitude comme de la quête des « sons du silence », l’auteur de Sur la piste du lynx, que publie le naturaliste Jean Barbery, directeur des éditions Saint-Brice à Illfurth (Haut-Rhin), en est imprégné, autant que le « félin roi » dont il partage, en toute sauvage indépendance, l’intimité. 
« Le lynx, dit-il, est un animal déconcertant, qui a ceci de curieux qu’il porte sur son pelage sa carte d’identité. Il ne se sent pas en danger dans la proximité de l’homme. Souvent même, la curiosité le pousse à venir vous voir de près. »
En des milliers d’heures de pistage, depuis que, en août 1990, il a vu son premier lynx chez lui, à Geishouse, dans le Haut-Rhin, village des hauteurs enveloppé dans la végétation, André Laurent a réuni une somme considérable d’indices, dont des centaines de photos, et créé sa propre méthode — les « pièges à poils » — pour identifier la présence du félin. Aller au contact des éléments, des habitants de la forêt et pas que du lynx, est devenu un « besoin vital » pour ce solitaire, accompagné de Baya, sa chienne labrador de trois ans, avec qui il a appris, à force, « à penser lynx »
« Il y a des nuits où on regrette d’être sorti. C’était le cas de printemps, sur une zone charnière au nord du Doubs, dans la tempête. Et soudain, le lynx a surgi. Il est passé à trois mètres en criant devant moi. Une des plus belles observations que j’ai jamais faites… »

«Si vous ne l’avez pas vu, lui, en revanche, vous a repéré

En 20 ans, André Laurent a établi que le lynx est une espèce « difficile à repérer sur le terrain, même les empreintes en hiver », mais « une fois que vous l’avez trouvé, il est facile à observer ». D’où ces clichés d’accouplement, pris dans un état semi-léthargique un lundi de Pâques glacial. Autant de documents estampillés Vosges et pleine nature, rien à voir avec un parc de Bavière où se rendent souvent les chasseurs d’images. 
Avec des territoires qui couvrent jusqu’à 400 km² par individu, les lynx vosgiens ne forment encore qu’ « un petit noyau » basé dans les Hautes-Vosges, qui a payé plus qu’à son tour son tribut à la sauvagerie humaine. S’ils « s’accrochent », leur avenir reste incertain. 
Beaucoup de naturalistes sans doute envient la chance d’Alain Laurent. Il les rassure : « Si vous ne l’avez pas vu, lui, en revanche, vous a repéré ». Œil de lynx…

Lucien Naegelen

 

LIRE «Sur la piste du lynx», par Alain Laurent, 168 pages, 29 €, éd. Saint-Brice ; site internet : www.editions-st-brice.fr ; tél. 06.30.80.43.50.

 

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et beaucoup d'infos sur :

La chasse des saigneurs... buter les blaireaux

Buter les blaireaux jusque dans leurs chiottes (*)

 

 

Comme l’on sait peut-être, il y a blaireau et blaireau. Ne pas confondre notre prodigieux animal - un assez bon imitateur de l’ours, non ? - et ces innombrables imbéciles, vulgaires et souvent méchants, qui hantent les chemins du paradis. L’argot, que je vénère pourtant, a donné aux sombres connards le nom même du croqueur de lombrics et d’escargots. Bah, il faut bien s’en accommoder. En revanche, rien ne nous oblige à supporter l’arrêté que vient de m’envoyer Joelle, et qui me foudroie sur place. Je résume : le préfet de la Côte d’Or vient de faire un cadeau insupportable aux chasseurs du département. Lesquels ont le droit depuis le 4 mars, et jusqu’au troisième dimanche de septembre, de buter autant de blaireaux qu’ils le pourront dans une vaste zone du département incluant dix cantons, dont Pouilly-en-Auxois.

 

la suite... http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=899

 

Pour mieux connaitre le Blaireau:

 

http://www.meles.fr/

STOP A CE MASSACRE

 

Lettre au préfet ou cyberaction

 

http://www.blaireaux.info/index.php

 

 

Chasse à courre, la loi du saigneur

 

http://www.liberation.fr/societe/0101221317-chasse-a-cour...

 

 

Prosélytisme du lobby chasse envers les enfants

 

http://www.aspas-nature.org/content/view/383/163/lang,fr/

 

Arreté prefectoral Liste des animaux nuisibles

 

http://sites.estvideo.net/piegeurs67/AP-NUISIBLE2009-2010...

 

à condition toutefois que ce soit des « méthodes de lutte sélectives, proportionnées aux dégâts commis et ne constituant pas des mauvais traitements ou actes de cruauté

 

Ma part de gibier vivante et libre


http://www.yves-paccalet.fr/blog/categories/chasse/

 

Chasseurs de tous les pays, venez chez nous !


http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=225

 

Trois documents sur la chasse (et pour rire jaune)


http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=528

05.05.2010

Titanic apicole... réveillons-nous

La fin des abeilles ou Le Titanic apicole, documentaire glaçant

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le 12/11/2009 à 16:08
Info d'un posteur invité par la rédaction Le Post.

 

Un film-documentaire (2h15) à découvrir, absolument passionnant, de Dominique Guillet et d’Ananda Guillet sur la disparition des abeilles et sur la terreur pesticide: l’empoisonnement de l’humanité et de toute la biosphère.

"Les Abeilles transhument vers le néant. Les Abeilles désertent par centaines de milliards. Les ruches se vident en moins d’une semaine. C’est une nouvelle catastrophe, qui s’annonce d’amplitude planétaire, car les abeilles pollinisent 40 % des récoltes agricoles et une grande partie de la flore naturelle. Cette catastrophe se nomme “syndrome d’effondrement des colonies”.

Ce film documentaire de 2h15, réalisé par Dominique Guillet et Ananda Guillet, est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles? C’est aussi un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, etc.

Ainsi que le demandait Roger Heim, Président de l’Académie Nationale des Sciences, en 1965, dans son introduction au “Printemps Silencieux” de Rachel Carson: "Quand mettra-t-on les empoisonneurs publics en prison?" Dans ce premier tome du Titanic Apicole, “la Terreur Pesticide”, l’empoisonnement des abeilles, de l’humanité et de la biosphère est dénoncé par de très nombreux lanceurs d’alerte: Fabrice Nicolino (journaliste), Jean-Pierre Berlan (INRA), Christian Vélot (CNRS), Professeur Bonmatin (CNRS), Professeur Belpomme (cancérologue), Dominique Guillet (Kokopelli), Cécile Fléché (anciennement Affsa), Patrick Drajnudel (Etoiles des Abeilles) et de nombreux apiculteurs de France (Maurice Coudoin, Franck Alletru, etc), de Suisse et des USA. La partie adverse est représentée par Jean-Charles Bocquet, directeur de l’UIPP, le lobby des pesticides, et Jean-Paul Faucon, chef d’unité au laboratoire de pathologies des abeilles de l’Afssa de Sophia-Antipolis.

"Dans ce film-documentaire, nous exposons l’affaiblissement et l’effondrement des colonies d’abeilles suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années, la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques “indépendants” (mais néanmoins à la solde de l’agro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne, le refus d’écouter les lanceurs d’alertes...

Ce premier DVD de la trilogie “Titanic Apicole” se termine sur un appel, du journaliste Fabrice Nicolino, à la révolte, un appel à se révolter tout de suite, maintenant, contre les industriels pesticideurs, un appel à les poursuivre devant les tribunaux, un appel à dénoncer les crimes contre l’humanité perpétrés par l’industrie des pesticides"

 

Les 20 premières minutes en cliquant sur le lien ci-dessous

 

http://www.lepost.fr/article/2009/11/12/1787489_la-fin-de...

 

http://www.dailymotion.com/video/x8m00f_titanic-apicole-1...

 

http://www.kokopelli.asso.fr/

03.05.2010

Forêt ou champ d'arbres

Dans certains endroits, la forêt a progressé

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Malheureusement, ces forêts sont le plus souvent des champs d'arbres.

Au sol, nul fleur égayant les sous bois... mais des aiguilles

appauvrissantes pour l'humus et destructrices

pour la microfaune.

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Sur de nombreux sommets vosgiens, les forestiers ont abondamment plantés
et favorisés les résineux. Epicéas, douglas, pins sylvestres...
Résultat... des sols morts, stériles...
Plus de 10 ans après la tempête Lothar...
la végétation ne s'est toujours pas réinstallée
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Rien ne va plus à France Nature Environnement (sur la forêt)

 

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=739

 

L'avenir de la forêt... dans la bannière vous verrez apparaitre un exemple de

champs d'arbres destinés à enrichir rapidement des groupes de personnes

qui n'ont qu'une valeur... l'argent. Pour la spéculation, afin d'augmenter

leur profit et celui de leurs actionnaires, il n'hésite pas à affamer des populations.

 

http://www.louisdreyfus.com/

 

proverbe amérindien: "Quand le dernier arbre

sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson

capturé, alors vous découvrirez que l’argent ne se mange pas." »

 

 

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Dernières Nouvelles d'Alsace - 2010


Demain, des arbres transgéniques dans la forêt?

 

http://www.infogm.org/spip.php?article2456

 

http://rcab.ca/Resources/Topics/Arbres-OGM

 

 

Un film très intéressant... si la forêt nous était comptée

également un état des lieux de nos forêts

 

DVD "Si la forêt m'était comptée" de sarl FIFO-distribution

 

Réalisation : Daniel AUCLAIR
Version française
Documentaire animalier - Durée : 52 min.
16:9 compatible 4:3
Production :  FIFO-DISTRIBUTION

On garde tous dans le coeur un petit bout de forêt, une cabane en haut d’un arbre, un souvenir qui prend racine quelque part entre balades familiales et jeux de pistes...
L’enfant Sylvestre parcourt les bois et ne répond pas quand ses parents l’appellent. Devenu adulte, il se heurte à l’artificialisation de la forêt de l’Homme et aspire à se perdre sur les traces de l’Homme de la forêt.

Pour le réalisateur Daniel AUCLAIR, la forêt continue d'inspirer respect, rêverie et fascination,  tant elle recèle de trésors de vie à découvrir.

Plus qu'un plaidoyer pour la découverte d'espèces et d'espaces, ce film nous invite à quelques réflexions :
-qu'entendons-nous par " forêt " ?
-quelle forêt voulons-nous pour demain ?

et si la forêt nous était comptée ...

24.02.2010

Conséquences

TERRE A TERRE

 

Terre à terre

 

Terre à terre est une excellente émission que je vous invite à découvrir:

 

Nourrir la planète:

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emiss...

 

Alimentation:

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emiss...

 

Les archives non officielles:  http://terreaterre.ww7.be/

 

 

LE MONDE SELON MONSANTO

 

Continuerons nous longtemps à faire comme si l'on ne savait rien?

 

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http://www.arte.tv/fr/1912794.html

 

 

HERBE

 

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Pour les deux réalisateurs, les objectifs de ce film sont multiples. "Si les questions relatives aux dérives de la PAC (choix politiques et répartition des aides) sont centrales, il est aussi question des dérives des systèmes coopératifs, confie Matthieu Levain. Herbe met alors en lumière les alternatives au modèle productiviste dominant. Ce documentaire désire également interroger de manière globale le monde dans lequel nous vivons par l'intermédiaire de l'élevage laitier breton. En effet, la question agricole devient centrale dans les problématiques politiques actuelles. Alors que l'alimentation d'une partie de la population mondiale est remise en cause, et qu'apparaît toujours plus pressante la nécessité de repenser nos modèles de production et d'approvisionnement, la crise énergétique semble nous pousser à agir vite quant à développer des moyens autonomes de subsistances. Herbe n'est pas seulement le constat de la fin d'un temps, il rend visible le possible d'un autre moyen de vivre et de construire le monde, un monde autre..."

 

http://www.herbe-lefilm.com/

 

Un film documentaire réalisé par Matthieu LEVAIN et Olivier PORTE

avec la collaboration de David Hollécou et Alexandre Teboul
Montage Matthieu Levain et Alexandre Teboul
Musique Emmanuel Levain
Prises de vue Matthieu Levain
Son Olivier Porte
Conformation Gilles Boulanger
Etalonnage Jean-Luc Fauquier
Mixage Christophe Héral
une co-production ADEVA et Amelimages
Avec le soutien de la Région Languedoc-Roussillon
Distribution Parasite Distribution

 

http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=138954.html

11.12.2009

Une jeune louve braconnée

LA BUVETTE DES ALPAGES

10 décembre 2009

23.11.2009

La Faim dans le Monde

TERRE 17/11/2009 À 17H14

«Contre la faim dans le monde, on connaît les solutions»

INTERVIEW

Ambroise Mazal est chargé de mission sur la souveraineté alimentaire au CCFD-Terre solidaire. Il participe au sommet de la FAO (Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture), qui se déroule à Rome depuis hier lundi.

136 réactions

RECUEILLI PAR PHILIPPE BROCHEN

Dans un dispensaire somalien.

Dans un dispensaire somalien. (© AFP photo AFP)

Ce sommet est-il crucial pour les populations affamées ou est-ce un énième rendez-vous dont il ne faut pas attendre grand-chose?

C'est le plus important depuis celui de juin 2008, à Rome, qui a été le sommet de réponse à la crise alimentaire et aux émeutes de la faim. Il y a eu ensuite le sommet de Madrid, en janvier 2009, qui était une réunion de haut niveau sur la sécurité alimentaire. Ce sommet de Rome est le troisième temps fort de la mobilisation internationale sur cette question. Et, surtout, il est censé être l'aboutissement du processus.

Que penser alors de l'absence des dirigeants des pays membres du G8 - outre Berlusconi qui «joue» à domicile?

Ce sommet a le mérite d'exister. Il permet de maintenir le sujet de la faim et de l'insécurité alimentaire dans l'agenda international. C'est déjà quelque chose. Car ce qui importe, c'est que la question de la faim ne retombe pas dans l'oubli.

Mais l'absence de ces gouvernants n'est-elle pas éloquente concernant leur manque d'intérêt pour le sujet?

La question que l'on se pose au cours de ce sommet et à travers la déclaration qui a été adoptée lundi en ouverture, c'est: est-ce qu'il y a une réelle volonté de la communauté internationale à faire bouger les choses et à prendre les décisions nécessaires pour lutter contre la faim? A ce titre, effectivement, le fait qu'il n'y ait pas de grands dirigeants de ce monde, et notamment du G8, n'est pas un signe positif.

Justement, au premier jour, les chefs d'Etat et de gouvernement se sont engagés à «éradiquer la faim dans le monde», mais sans fixer de délai. Cette déclaration finale – mais en réalité préalable, puisque adoptée dès la journée d'ouverture avant même les discussions – n'est-elle pas symbolique de l'impuissance de ce sommet à changer les choses?

Oui et non. Cette déclaration n'est pas décalée parce que la solution est à portée de la main. On sait comment lutter contre la faim. Et cela apparaît dans la déclaration. Ce qui est nouveau, c'est qu'on dit ce qu'il faut faire.

C'est-à-dire?

La première chose, c'est d'investir massivement dans l'agriculture, puisqu'au cours des vingt-cinq dernières années, il y a eu un désinvestissemernt complet dans ce secteur. Dans l'aide des pays riches au développement, la part consacrée à l'agriculture est passée de 17% en 1980 à 4% en 2010. Et en Afrique subsaharienne, la part du budget à l'agriculture est de 4%. C'est extrêmement faible. Il faut donc réinvestir. La deuxième solution est de cibler les agricultures familiales et non pas les monocultures d'exportation. Aujourd'hui, la question de la faim, c'est une question de pauvreté, et les populations pauvres sont principalement rurales. Le paradoxe est que 70% des affamés sur la planète sont des petits producteurs agricoles. Enfin, il faut réviser l'ensemble des politiques internationales pour les mettre en cohérence avec l'impératif de sécurité alimentaire: ce sont des politiques agricoles, commerciales et énergétiques de coopération...

On sait comment faire, mais pas ou peu de choses changent. La situation est donc sans issue?

Là où les choses sont compliquées, c'est qu'effectivement on ne voit de politique de mise en oeuvre de ce qui a été décidé. C'est-à-dire qu'on connaît les solutions, mais on ne voit pas de réelle volonté de les mettre en oeuvre. Les déclarations restent donc très floues: il n'y a ni agenda, ni chiffrage, pas davantage d'annonces de mise en oeuvre. On reste sur des déclarations d'intention.

Quels ont été les principales avancées concrètes des précédents sommets de la FAO?

La principale chose a été de reconnaître ces solutions, et de dégager un consensus.

Qu'attendre alors de ce sommet de Rome?

On espérait qu'il fasse avancer sur la réalisation concrète. A ce titre, c'est donc une grosse déception. On ne peut pas indéfiniment répéter les mêmes choses sans déboucher sur des choses palpables.

Y a-t-il tout de même un aspect positif à retenir?

Oui, la mise en place d'un partenariat mondial pour la sécurité alimentaire. C'est une nouvelle gouvernance, où l'on met autour de la table l'ensemble des acteurs (Etats, ONG, société civile) et on lance également un réseau international d'experts pour aider à la prise de décision. Un peu comme le Giec pour le climat. C'est positif. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui ça reste une coquille vide, parce qu'il n'y a ni calendrier de mise en oeuvre, ni rendez-vous d'évaluation.

Ce constat n'est-il pas décourageant pour des acteurs comme vous?

Une fois qu'on a pleuré par terre, il faut se relever. Oui, c'est décourageant. Mais il faut continuer sans cesse à pousser les gouvernements à prendre leurs responsabilités. D'accord, ce sommet n'a pas été l'étape de mise en oeuvre des engagements que l'on souhaitait, mais on continuera à interpeler les Etats lors des prochains rendez-vous. Notamment à la fin du mois lors de la réunion de l'OMC, pour que les politiques commerciales en agriculture soient mises en conformité avec les solutions qui ont été établies: la protection des marchés, l'impératif de souveraineté alimentaire... Un autre rendez-vous est le sommet de Copenhague, où un des enjeux sera d'aider l'agriculture des pays en développement à s'adapter aux changements climatiques.

La faim est-elle une fatalité?

Non. Une nouvelle fois, on connaît les solutions. C'est «juste» un scandale politique, parce qu'on ne veut pas les mettre en oeuvre.

Pourquoi, selon vous?

Ce sont les mêmes raisons que celles pour lesquelles on ne veut pas éradiquer la pauvreté. Parce que cela suppose plus de justice sociale, de revoir notre système économique, et nous, pays riches, ne sommes pas près à cela. Cela suppose aussi que dans toutes les politiques - sociales, économiques, commerciales... - , on mette l'intérêt de la personne avant l'intérêt privé. Aujourd'hui, on en est loin.

http://www.liberation.fr/terre/0101603473-contre-la-faim-...

 

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le blog de Pierre Rabhi

http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?post/2007/10/10...

 

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l'immoralité du capitalisme financier

http://www.lefigaro.fr/societes/2009/07/06/04015-20090706...

 

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Comment les riches détruisent la planète

http://www.seuil.com/fiche-ouvrage.php?EAN=9782757812167

13.10.2009

Bidoche : l'industrie de la viande menace le monde


Fabrice Nicolino
Bidoche : l'industrie de la viande menace le monde
Les Liens qui libèrent, Brignon (Gard) - 30 septembre 2009


Je crois savoir ce que manger veut dire. Mais je dois ajouter que, chemin faisant, j'ai changé d'avis et de goût. Derrière une côte de boeuf, j'ai fini par voir un boeuf. Derrière un gigot, un agneau. Derrière un jambon, un cochon... On peut parler d'un choc, immense et lent. L'histoire que je vais vous raconter est une formidable aventure aux conséquences inouïes. Où rien n'était inévitable.
Comment des animaux sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils chaque jour, en notre nom, de nouvelles méthodes pour « fabriquer » de la « matière » à partir d'êtres vivants et sensibles ? Pourquoi leurs laboratoires sont-ils aussi anonymes que secrets ? Pourquoi l'industrie de la bidoche est-elle dotée d'une puissance qui cloue le bec de ses rares critiques ? À la suite de quelle rupture mentale a-t-on accepté la barbarie de l'élevage industriel ? Pour quelle raison folle laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d'antibiotiques et d'hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver la famine et dans des proportions étonnantes la si grave crise climatique ?
Qui est responsable ? Et y a-t-il des coupables ? La réponse n'a rien d'évident, mais elle existe, dans les deux cas. Ce livre vous convie à une plongée dont vous ne sortirez pas indemne. À la condition de le lire pour de vrai, vous ferez ensuite partie d'une tribu en expansion, mais qui demeure on ne peut plus minoritaire. La tribu de ceux qui savent.

- 4e de couverture -


Emission à écouter sur le site de France Culture

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emiss...

 

 



Fabrice Nicolino
La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants
Fayard - 3 octobre 2007

Les biocarburants sont une formidable trouvaille, mais pour qui ? Dans le monde entier, usines et raffineries poussent comme des champignons après la pluie. Le blé, le colza, le tournesol chez nous, le palmier à huile, la canne à sucre, le soja ou le maïs dans les pays du Sud servent désormais à remplacer le pétrole. De fabuleux végétaux, utilisés depuis les débuts de l’agriculture pour nourrir les hommes, remplissent aujourd’hui les réservoirs des bagnoles et des camions.
Fabrice Nicolino a décidé d’écrire sur le sujet un pamphlet, d’envoyer un coup de poing à ceux qui prétendent que ce bouleversement est une bonne nouvelle, mais aussi aux naïfs qui croient le discours officiel sur ces nouveaux carburants présentés comme « écologiques ». Car la réalité est aux antipodes.
En France, le lobby de l’agriculture industrielle, activement soutenu par l’Etat, cherche depuis la réforme européenne de 1992 de nouveaux débouchés pour ses productions de masse. Le boom des biocarburants relance aussi la machine à engrais et à pesticides, et il détruira bientôt ces réservoirs de biodiversité imposés que sont les « jachères ».
Ailleurs dans le monde, c’est bien pire. De l’Indonésie au Brésil, en passant par le Cameroun, les rares forêts tropicales intactes sont dévastées pour laisser place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord, qui veut continuer à rouler en bagnole quoi qu’il en coûte, fait exploser le prix de certains produits de base : dans un monde qui compte près d’un milliard d’affamés permanents, le système industriel préfère donc l’automobile au droit pourtant imprescriptible de manger à sa faim.
Et le comble, c’est que les biocarburants ne sont nullement écologiques. Ils contribuent et contribueront toujours plus au dérèglement climatique, comme le montrent de très nombreuses études.
Ce petit livre dévoile une mystification totale. Et dénonce ses profiteurs, plus nombreux qu’on le croit. Car derrière l’automobile individuelle, il y a nous.

- 4ème de couverture -

27.08.2009

Les Nouveaux Esclaves Du Capitalisme... Tout est lié

Patrick Herman

Les nouveaux esclaves du capitalisme : agriculture intensive et régression sociale : l'enquête
Au diable Vauvert - 16 octobre 2008

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Sud de la France, Rif marocain, Andalousie... dans les plantations, une main-d'oeuvre privée de toute protection, parquée dans des hébergements indignes, avec le racisme pour mode de gestion sociale. Un voyage dans l'envers du décor, dans un immense angle mort où personne ne va voir ce que notre société génère.

Cadences industrielles, exploitation des saisonniers et des sans-papiers, misère et dictature au Sud, consommation au Nord, immigration : ce document démontre que ces questions apparemment distinctes sont pourtant structurellement liées. Et font de l'agriculture intensive le laboratoire d'une régression sociale sans précédent.
(4ème de couverture)

Fruit d’une enquête de deux ans en France, en Espagne et au Maroc, ce livre retrace le développement, depuis les années 1990, de la production maraîchère et fruitière intensive en Europe et la brutale dégradation des conditions de vie et de travail des ouvriers agricoles, pour l’essentiel saisonniers.

Ainsi, la Marocaine Naïma Farrie, issue d’une civilisation paysanne en voie de disparition, témoigne de la violence produite par un système où les paysans ont laissé la place à des entrepreneurs, voire à des « agri-managers ». Officiellement employée comme saisonnière, Naïma a en réalité travaillé comme bonne à tout faire durant vingt ans et 7 jours sur 7, avant d’être licenciée sans un sou suite à un accident de travail.

Et pour une main-d’oeuvre privée de toute protection, cette violence commence sur les lieux de travail : faire des journées de dix ou douze heures dans les serres par 45 ou 50 degrés, tenir de folles cadences de ramassage, vivre sans protection au contact de produits toxiques, etc. Elle se poursuit sur les lieux d’habitation, dans des conditions d’hébergement indignes, voire inhumaines. Elle se traduit dans l’espace public, où ces ouvriers agricoles immigrés, parfois sans droits, sont tout juste tolérés, lorsqu’ils ne subissent pas le racisme comme mode de gestion de l’ordre social.

Agriculture intensive, exploitation des saisonniers et des sans papiers, misère et dictature au Sud, consommation au Nord, immigration : des problèmes en apparence éloignés se révèlent ici structurellement liés.

L'émission est en écoute ou téléchargeable:

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emiss...

L'auteur en interview:

http://www.mondedulivre.com/modules/smartmedia/clip.php?c...

http://www.mondedulivre.com/modules/smartmedia/clip.php?c...

Essai : Les nouveaux esclaves du capitalisme – Patrick Herman

par Trots, le 18.04.09 |

« Ceux qui ont survécu à la faim, aux contrôles policiers, aux dangers de la traversée, aux séjours dans les centres de rétention et échappé aux expulsions, finissent par venir fracasser leur rêve dans ces bidonvilles cachés au fond des pinèdes ». L’agriculture intensive, maraîchère et fruitière, principalement française et espagnole, tire largement profit d’une immigration économique en provenance du Maghreb, d’Afrique, et plus récemment d’Europe de l’Est.

Patrick Herman, paysan et journaliste, a mené une enquête de plusieurs années sur les conditions de vie et de travail des milliers de travailleurs immigrés, avec ou sans papiers, employés dans les exploitations agricoles de fruits et légumes du Sud de la France et de l’Espagne, ainsi que du Rif marocain. Parcourant vergers et serres, il a pu recueillir de nombreux témoignages d’ouvriers agricoles et de syndicalistes, bravant la loi du silence. Ce qui lui a permis de mettre en évidence les trafics en tous genres qui sous-tendent cette véritable industrie, et qui aboutissent à une régression sociale inimaginable.

L’ouvrage s’attarde en particulier sur la production de pommes ou de tomates dans les Bouches-du-Rhône. Le recrutement de travailleurs marocains s’effectue souvent dans le pays d’origine, directement par l’employeur ou par l’intermédiaire de réseaux, puis de manière familiale (en travaillant dur et sans protester, l’ouvrier pourra faire venir un membre de sa famille l’été suivant). Les « heureux élus » n’obtiennent le droit de séjourner sur le sol français que pendant la durée de leur contrat (soit quelques mois par an, avant de devoir retourner chez eux). Ne parlant souvent qu’un français sommaire, ne connaissant par leurs droits et sous la menace d’être renvoyés, ils triment sans relâche dans la chaleur des serres et les pesticides, et sont hébergés dans des taudis innommables (même nos chiens sont mieux traités). Sans compter les heures supplémentaires non payées, les retenues sur salaire pour le transport jusqu’aux champs ou même l’hébergement sur un matelas crasseux, les humiliations quotidiennes. « A première vue, l’hypothèse paraît osée : l’Etat, qui se targue d’être impartial, aurait laissé s’installer sur le territoire français des sortes de zones franches aux portes desquelles le droit républicain cesse de s’appliquer. Et là, on ne parle pas des cités de banlieues, mais de zones régies par une seule loi, celle de l’employeur. Impensable… »

En effet, Patrick Herman nous montre que tout est lié. L’internationalisation des échanges (ici de fruits et légumes) a élevé la concurrence à laquelle sont soumises les exploitations, conduites à augmenter leur productivité et à intensifier leur rendement. Les coûts technologiques sont inévitables : c’est donc sur la flexibilité du travail que l’on jouera, en entretenant « une armée de réserve de main-d’œuvre abondante pour pratiquer ainsi les bas salaires ». Cette modernisation de l’agriculture s’accompagne donc d’une politique de l’immigration appropriée, permettant à de nombreux migrants de venir trimer et cotiser dans nos champs, et de gagner le droit… de rentrer au pays à la fin de la saison.

Le cas de la Provence n’est pas isolé. Les mêmes mécanismes se retrouvent en Andalousie et au Maroc notamment. Toutes ces régions, souvent qualifiées de miracles économiques, ont pour point commun l’exploitation d’êtres humains, le « servage moderne », dissimulé derrière les profits colossaux réalisés et des rangées de serres à perte de vue. Peu médiatisé, ce phénomène a pourtant été mis en lumière lors des émeutes d’El Ejido, dans la province espagnole d’Almeria, en février 2000. La flambée de haine raciste qui a embrasé la région aurait pu faire prendre conscience du problème. Et pourtant, presque dix ans après, rien n’a changé.

Patrick Herman mène une réflexion approfondie, s’appuyant sur de nombreux témoignages et documents. Son propos s’articule principalement autour des travailleurs immigrés et de ce qu’ils subissent, mais il explore également d’autres problématiques, économiques (mondialisation, intensivité de l’agriculture), politiques (non-respect du droit, utilitarisme migratoire, racisme et colonialisme, lobbying agricole) et enfin écologiques (problème de l’eau, pesticides). Un ouvrage complet donc, édifiant, et révoltant. Que l’on soit d’accord ou pas avec sa conclusion sur la co-responsabilité du consommateur, on n’a plus envie de manger des fraises andalouses en février…

http://www.discordance.fr/Les-nouveaux-esclaves-du,1036.h...


En savoir +

Les nouveaux esclaves du capitalisme. Agriculture intensive et régression sociale : l’enquête, Patrick Herman, Au Diable Vauvert, 2008, 406 pages

Pour faire le lien entre l’agriculture intensive et la faim, voir le documentaire d’Erwin Wagenhofer : We feed the world, le marché de la faim.
http://www.we-feed-the-world.fr/

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